12 juillet 2004

French Tuesdays, Brazilian Art & Film festival, Long Beach & Pique Nique à Central Park

De notre correspondante, New York, 12 juillet 2004.

La semaine dernière a défilé plus vite que de coutume. C’est souvent ce qui arrive aux pauvres semaines de travail amputées d’une longue journée (ohhhhh tristesse incommensurable). Mardi soir, après une première journée de boulot ma fois bien chargée, je suis allée people-iser et danser au son des French Tuesdays (« You have a particular taste for champagne, you say you’d like to quit smoking but you can’t, you’ll like our after work french style gatherings every other Tuesday » - ou un truc du style). Bref, c’était organisé dans un club de Midtown, Jade Terrace, sur une terasse (pour ceux qui ne causent pas l’english, donc), d’où on voit la cime des immeubles avoisinants. Impressionnant comme décor. Et puis danser sur des vieux tubes franchouilles des années 80 dans un cadre comme cela, on n’en profite pas tous les jours. Evidemment, avec tout ça, le mercredi, j’étais un tout petit peu fatiguée en arrivant au bureau, mais cela valait la peine. C’est étrange ici, comme toutes les soirées franco-américaines ont un petit air de SupdeCo avec une fraction assez importante de la population masculine, sourire carnassier et petit col relevé qui danse le rock comme des essuies glace. Le français a tendance, même une fois passés les frontières, à reproduire son microcosme habituel. Ce sont des choses qui arrivent.

Dans la semaine, à part ça, un petit restaurant espagnol dans Tribeca, le Flor de Sol. Endroit charmant, on se croirait dans un vieux Zorro pour le décor… On s’attend à chaque instant à voir débarquer le Sergent Garcia et ses acolytes. Il faut croire que l’Espagne me manque si une des premières choses que je fais en étant ici, c’est de me ruer sur un restaurant espagnol pour manger des tapas… Où est la logique dans ce bas monde ?

Vendredi, après le boulot, je suis allée avec un copain au Summer Stage de Central Park, pour la suite des événements gratuits en plein air. C’était le « Second Brazilian Art and Film Festival ». De 19h à 21H, on a eu un très chouette concert de musique brésilienne, et après ça, un documentaire sur un groupe de rap brésilien. Autant le concert était bien, autant je suis restée un peu perplexe devant le documentaire réalisé façon tranche de vie, en brésilien sous-titré en anglais, ce qui ne le rendait pas vraiment facile à suivre. C’était en tout cas intéressant de voir leur façon de penser et de procéder. A un moment, une fille des quartiers relativement pauvres – qui fait partie du groupe de musique – explique qu’elle s’est fait piquer son sac à l’arrêt de bus : deux mecs l’ont menacée et sont partis avec. Total, elle a perdu ses clés et son téléphone portable. Et là, second plan sur son copain, qui dit très calmement à la caméra « les gars, ils ont rien compris. Ils viennent piquer les affaires des gens de la banlieue Nord. On est pauvre, nous, dans la banlieue Nord. Il faut aller dans la banlieue Sud, les gars… C’est dans la banlieue Sud qu’ils ont de l’argent. Pas chez nous si vous voulez piquer des sacs à main ! ». Sic.

Après cela on a rejoint notre groupe de sortie (!) dans un resto italien de Chealsea, ils avaient été sympas et nous attendaient tout de même – on a débarqué après 23 heures et ils avaient déjà pris un dessert, nous, on a donc dîné un plat et on est parti tous ensemble.

On est ensuite allé fêter l’anniversaire d’un américain collègue d’une française qui était avec nous, dans un bar-lounge-boîte, mais sans rester très longtemps – on a du partir vers 1h30 au plus tard… Mais je rentrais à Astoria alors entre l’attente du métro, et le métro, et l’extermination des cafards qui se promenaient sur le bord de l’évier dans la cuisine (yuk), je me suis couchée à 3 heures.

Samedi, on a monté une expédition plage, toute l’après midi à Long Beach sur Long Island. On a glandouillé, nagé – sisi, c’était bien l’Océan Atlantique, froid mais faisable – joué au tarot (en trichant un peu, ok, j’admets, mais je jouais avec Supertrader, alors…), et on est rentré vers 20 heures.

Pour clore la journée du samedi, on a passé la soirée sur un toit de l’Upper West Side. On était invité via des amis qui connaissaient les américaines organisatrices, fêtant l’avènement d’un show télévisé où elles échangeaient leur appartement avec celui des garçons de l’étage du dessous, et chacun refaisait la déco de l’appartement dans lequel il débarquait…. ! Sur le toit, elles avaient mis des petites guirlandes de Noël partout pour la lumière et avaient apporté moult transats, petites tables, etc… et de la musique bien sûr.

Hier, sensiblement le même groupe qu’à la plage, on s’est retrouvé pour un pique-nique à Central Park. Après-midi de lézardage intense où le cerveau se met en mode off et on atteint sensiblement le QI de la crevette… J’ai tout de même réussi à prendre un petit coup de soleil – alors qu’avec une journée complète sur la plage, la veille, niente ! Ne pas chercher à comprendre…

Aujourd’hui, il fait moche, espérons que cela va s’améliorer… Mercredi 14, pensez à moi qui vais tout de même travailler (arghhhhhhhh) mais ensuite bien sortir (ahhhhh). Soirée le 14, puis le 16. Le 16, le Consulat organise en effet le bal du… 14 ( ?!?) juillet. Quand je vous dis qu’en ce bas monde il n’y a pas de logique…

Sur ce je vous laisse avant que mes neurones ne s’y perdent.

En attendant de vos nouvelles, muxus transatlantiques.

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