09 décembre 2005

Holiday vs Christmas


On pourrait croire a la treve des confiseurs pour la Noyelle, eh bien non, cette annee, une guerre encore plus sournoise fait rage aux Etats-Unis : celle de Noel justement. Pourquoi ? Parce que tout le monde reclame et a droit a la difference. Donc s’il on fete Noel, on doit aussi respecter Hanukkah et Kwanzaa.
Les enseignes commerciales, les radios … de peur de se manger un mechant proces, s’entichent donc toutes du nouveau vocabulaire politiquement correct. On ne vous souhaite plus un merry christmas mais de Merry Holiday. Have a merry holiday season ! Et la chanson « We wish you a merry Christmas » a aussi sa variante « We wish you a merry holiday ».
On pourrait prendre cela pour une bonne blague, alors qu'en fait, cela fait meme des remous jusqu'à la carte de vœux envoyee par la Maison Blanche. 

What's missing from the White House Christmas card? Christmas.
Qu'est-ce qui manque sur la carte de Noël de la Maison Blanche? Noël.
(et accessoirement des humains ou quelquechose de rouge pour faire moins tristoune).
Ce qui me herisse ? Cela ne leurre personne, les magasins font la majeure partie de leur chiffre d’affaires en decembre pour les fetes de fin d’annee. Ils font leur beurre sur Noel mais n’utilisent pas le mot… Ils disent Merry Holidays mais tous leurs decors, bonshommes joviaux de rouge vetus et petits rennes crient Noel a tous les coins de rue.
Evidemment il vous est maintenant interdit de parler de “Xmas tree”, mais on vous recommande chaudement le “Holiday Tree”.
Meme mon entreprise n’a pas ose mettre Xmas sur sa carte d’invitation pour notre Holiday Party. Pourtant on a bien le houx et les petits decors…
Et le Maire d'Hoboken ? Lui n'a pas reussi a se decider. La pancarte du city hall ne veut vexer personne et annonce "Merry Christmas and Happy Holidays". 


En France on a les non-voyants, les mal-entendants et les sans domicile fixe, mais la, je crois qu’on atteint le ponpon du politiquement correct ! 

07 décembre 2005

De Saint Nicolas au Père Noël

Le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre, l'un des saints les plus populaires en Grêce et dans l'Eglise Latine. On sait qu'il fût Evêque de Myre au 4ème siècle. Sa vie et ses actes sont entourés de légendes. Avant sa mort, saint Nicolas s'était rendu auprès du Saint-Père à Rome, et, sur le chemin de retour, il s'était séjourné dans la ville de Bari en Italie méridionale. Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire Romain. Pour cette raison, on célèbre la Saint-Nicolas le 6 décembre. Il fut enterré à Myre. En 1087, des marchands italiens volèrent ses ossements à Myre et les emportèrent à Bari. Les légendes traditionnelles de Saint Nicolas furent pour la première fois recueillies et écrites en Grêce par Metaphrastes au 10ème siècle.
Saint Nicolas est fêté tous les 6 décembre, dans l'est (Lorraine et Alsace), le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, la Hollande, l'Autriche, les Pays Bas. Il fait le tour des villes pour récompenser les enfants sages. Il visite les écoles maternelles, distribue des friandises aux enfants sages (du pain d'épices et des oranges) et se voit remettre les clés de la ville par le maire. Chars, défilés prestigieux, feux d'artifices... Saint Nicolas est une fête importante dans la vie culturelle de ses régions.
Saint Nicolas, dans son costume d'évêque fait équipe avec un personnage sinistre, le pere Fouettard. Celui-ci, tout vêtu de noir n'a pas le beau rôle puisqu'il est chargé de distribuer les coups de trique aux villains enfants. Ce n'est qu'au XVIe siècle qu'on commença à parler du Père Fouettard. Un des légendes raconte que le Père fouettard est né à Metz en 1552, lors du siège de la ville par les troupes de Charles Quint. Les habitants promenèrent l'effigie de l'Empereur à travers les rues, puis la brûlèrent. Ainsi, le Père Fouettard, serait dit on, Charles Quint.
Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens.
Les Hollandais conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Ainsi, les petits Néerlandais continuèrent de recevoir la visite de Sinterklaas (saint Nicolas) la nuit du 6 décembre.
Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée "Nieuw Amsterdam" (en néerlandais) qui, en 1664, devint New York. En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.
Ce donateur attentionné, représenté sous l'aspect d'un vieillard à barbe blanche portant un long manteau à capuchon ou parfois même des habits épiscopaux, demeurait néanmoins un personnage moralisateur. Il récompensait les enfants méritants et punissait les ingrats et les dissipés.
Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l'enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.
Dans l'Est de la France, le culte de Saint Nicolas et le pèlerinage à Saint-Nicolas-du-Port étaient très populaires dès le Moyen Âge. Au XVIe siècle, les réformistes, pour détourner cette ferveur populaire, privilégièrent l'image du Christkindel, de l'Enfant Jésus.
Au Canada, pour les francophones catholiques, c'était également l'Enfant Jésus qui venait garnir la chaussette de noël des enfants, la nuit du 25 décembre, alors que St-Nicolas s'occupait des petits anglophones. Le Christkindel et Saint Nicolas resteront les deux principaux donateurs de cadeaux jusqu'au lendemain de la première guerre mondiale.


En 1809, l'écrivain Washington Irving parle pour la première fois des déplacements aériens de Saint-Nicolas pour la traditionnelle distribution des cadeaux.
Ensuite 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de Noel pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes.
Il le fit dodu, jovial et souriant, remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringuants.
C'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux.
L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste à l'emploi du journal new-yorkais “Harper's Illustrated Weekly”, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus connu chez les francophones comme étant le père Noël.
En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis.
L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".
C'est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. L'idée que les enfants se font aujourd'hui du père Noël est fortement imprégnée de cette image.


05 décembre 2005

Aux Etats-Unis, les ménages défavorisés sont rentables pour les banques

[...] De retour d'un voyage d'études dans les banlieues des grandes villes des Etats-Unis, [des responsables de banques et de l'administration française] constatent que les services bancaires aux personnes à revenus faibles ou modestes constituent, outre-Atlantique, un marché concurrentiel et rentable pour les établissements de crédit.
En France, selon des estimations du ministère de la cohésion sociale, 5 millions d'individus sont tenus à l'écart du système bancaire au motif qu'ils ne sont pas assez rentables ou présentent un risque trop élevé d'insolvabilité. Soit ils sont privés de compte en banque ou de moyens de paiements, soit ils se voient refuser l'accès au crédit.
En installant le Conseil national de lutte contre la précarité et l'exclusion le 16 septembre, le premier ministre, Dominique de Villepin, s'est engagé à mettre la lutte contre l'exclusion financière, et l'accès au crédit, au coeur de l'action du gouvernement.
Aux Etats-Unis, la mise en place d'un marché des services bancaires aux habitants des quartiers défavorisés ne s'est pas faite à l'initiative des banques, mais sous la contrainte des autorités politiques. Ce sont, en effet, les mouvements antiségrégationnistes des années 1960 et 1970 qui ont conduit les administrations Johnson, Nixon et Carter à adopter des lois rendant illégales les pratiques discriminatoires dans l'accès au crédit, dont le fameux Community Reinvestment Act (CRA) de 1977, relancé par Bill Clinton en 1994. "C'est une loi sans équivalent en Europe, explique Kent Hudson, un consultant américain exerçant en France. Les banques américaines doivent prêter à la clientèle défavorisée dont elles acceptent les dépôts, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un partenaire financier spécialisé qu'elles subventionnent."
Seuls les établissements capables de prouver qu'ils ne peuvent distribuer ces crédits de manière rentable sont autorisés à s'affranchir de la loi. Le dispositif est très contrôlé, les banques devant publier leurs statistiques de crédits par zones géographiques et par communautés. Le moindre manquement se traduit par une baisse de la note que leur accorde l'autorité de tutelle des établissements bancaires. Il est immanquablement sanctionné par une campagne critique du mouvement consumériste, très puissant outre-Atlantique.
S'il a fait grincer des dents lors de sa mise en place, le système semble bien fonctionner. Plus de 40 000 établissements – des sociétés de crédit appartenant aux grandes banques, des banques sociales privées et des institutions proposant des crédits de très faibles montants– interviennent dans les quartiers difficiles, y proposant une gamme complète de services financiers (crédits hypothécaires ou à la consommation, etc.). Désormais, les crédits immobiliers accordés aux personnes à faibles revenus représentent 20 % du marché total, soit un encours de 800 milliards de dollars (684 milliards d'euros !). Un prêt à la consommation sur trois est accordé à une personne en situation de précarité.
[...]
Par ailleurs, tandis que l'exclusion financière régresse, certains quartiers auparavant économiquement et socialement sinistrés sortent la tête de l'eau. "A Chicago, une banque locale, la Shore Bank, a rendu possible la réhabilitation de quartiers entiers en moins de vingt ans en permettant à la population noire d'acquérir des logements, raconte Hugues Sibille, adjoint du président du Crédit coopératif. Elle a opéré comme une banque de marché, sans perdre d'argent."
[...]
Le modèle américain est-il transposable France ? "Il n'est sans doute pas duplicable en l'état", estime Luc Matray, directeur du Crédit municipal de Paris. De fait, si le nombre d'exclus financiers a baissé aux Etats-Unis, beaucoup de ménages modestes sont étranglés par des tarifs prohibitifs.
Pour M. Matray, l'expérience américaine montre surtout que la lutte contre l'exclusion financière "a besoin, pour réussir, d'une impulsion politique forte". Une telle impulsion continuerait de faire défaut en France, où la réflexion sur les moyens de lutter contre l'exclusion bancaire est centrée sur l'accès au compte et aux moyens de paiements. "En annonçant la création prochaine d'un service bancaire universel ouvert à tous, M. de Villepin veut généraliser l'accès au compte et ne fait qu'achever la politique engagée par Georges Pompidou", estime M. Matray.
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Source : Le Monde, Anne Michel. Edition du 19.11.05

03 décembre 2005

Shenandoah et Caledonia State Parks pour le week-end de Thanksgiving

Ca y est, le compte a rebours pour la Noyelle a commence. A croire que le lendemain de Thanksgiving deja, les sapins et decorations bourgeonnaient dans la ville. Ok, j’ai moi aussi ete en avance pour mettre les girlandes electriques dans l’appartement, des petites loupiottes un peu partout parce que c’est joli. Ok, le jour de Thanksgiving, si Thomas ne n’avait pas arretee, j’aurais ete capable de faire le sapin. Mais bon.
Donc le compte a rebours a commence. Tout a l’heure je suis passée a cote du Rockefeller center, eh bien figurez vous que le sapin est deja la, surplombant la patinoire, majestueux, parseme de lumignons multicolores. Dans le hall de mon batiment aussi, un immense sapin et des couronnes aux murs. Alors quoi, je fais finir par croire que je suis en retard.
Mais revenons a nos moutons. Dans la derniere niouzlettre, j’avais la flemme decide de faire monter le suspense pour les peripeties de mon dernier week-end.
Je vous avais abandonnes au jeudi soir après la dinde de Thanksgiving. Notez que j’en ai encore mange a midi et ca commence a me gaver un peu, c’est le cas de le dire. Toutes les variants sont bonnes. Seconde round : dinde rechauffee (basique) avec son gratin dauphinois. Troisieme et quatrieme : lunchboxes avec accompagnement varie. Un jour des carottes et champignons a la crème, le lendemain du mais. Cinquieme round : decarcassage de la bestiole, passage au mixer des petits bouts et hop ! Y’avait “plus qu’a” cuisiner les lasagnes (après avoir fait la sauce tomate, et la béchamel, sans oublier de me bruler la derniere phalange de l’index gauche au passage, deuxieme degre de brulure sinon c’est pas drole). La ? Il reste de la dinde (au congelateur) et des lasagnes (dans le frigo). Chers parents si vous me lisez : pitie, pas de dinde pour la Noyelle. Plutot du foie gras poele.
Donc je disais. Samedi dernier. On a loue une voiture avec Thomas, direction la West Virginie via la Pennsylvanie. Ce qui nous a permis de traverser le pays des Amishes. Nonon pas de photos, j’aurais trop eu l’impression de me promener dans un zoo. Du coup c’est a peine si on est descendu de voiture. Et aussi : on a fait une petite halte pour voir un village miniature, amusant de voir la precision. On se serait cru des enfants regardant bouche bee une immense salle avec une multitude de trains electriques et autres gadgets in situ. 


Sur la photo, au premier plan, une reconstitution du village de Sleepy Hollow. Rings a bell ? C’est aussi le titre d’un film fantastique de Tim Burton avec Johny Deep.
Samedi, on est descendu en voiture jusqu’au Shenandoah National Park ou on a marche un peu toute la journee. Il faisait froid mais tres beau. Et si j'ai l'air d'un poussin geant sur la photo ca n'a rien a voir, c'est juste parce que sinon j'avais le choix entre mes deux manteaux : le long en laine ou la petite veste Fendi, donc Thomas m'a prete ce qu'il avait !  

Et on a meme vu des deers, vraiment a portee d’appareil photo, et pas farouches du tout ! Ceux la se faisaient des papouilles et ils etaient tout mimis… 

En fin d’apres-midi, on est alle visiter les grottes de Luray, qui sont les plus grandes de la Cote Est des Etats-Unis. Evidemment on a essaye de prendre des photos avec un taux de succès plus ou moins haut. 

Le dimanche, c’etait un peu “time to go back” et on avait peur de se faire coincer dans les embouteillages du New Jersey, car si toutes les routes menent a New York, tous les embouteillages aussi.
On a tout de meme fait une halte dans le Caledonia State Park  – oui je sais pourquoi il s’appelle comme ca :

The park is named for Thaddeus Stevens’ charcoal iron furnace, named Caledonia, which began operation in 1837. The scenic watercourse along PA 233 was once the millrace that operated the furnace waterwheel. The Honorable Thaddeus Stevens was born in Caledonia County, Vermont. Caledonia is the name given to ancient Scotland by the invading Romans. Thaddeus Stevens became a famous abolitionist, statesman and father of the public school system in Pennsylvania. In June of 1863, Confederate cavalry under the command of General J. A. Early destroyed the iron furnace. Historians theorize that the furnace was destroyed not just to slow the industrial power of the northern states, but also because of Stevens’ views opposing slavery. Pastures were used as field hospitals for the wounded taken from the Gettysburg Battlefield. Today they are playfields for visiting children.
The iron furnace changed hands numerous times after Stevens’ death. In 1902, the land was sold to the Commonwealth of Pennsylvania. The Chambersburg and Gettysburg Trolley Company leased the park and built a trolley through what is now the day-use area. The company built various amusements in the park. In 1922, Robert Miller built a nine-hole golf course. This popular, challenging course now has 18 holes.
In 1927, the Pennsylvania Alpine Club reconstructed the stack of the old furnace as a reduced scale monument. The reconstructed stack and blacksmith shop are the only visible reminders of the early iron works.
In 1933, the Civilian Conservation Corps (CCC) built a camp in Scotland, PA, and worked building roads and recreational facilities.

Et, oh miracle, pas un embouteillage malgre le “heavy traffic” pour rentrer.
Cette semaine ? Plutot calme. Je me prepare mentalement pour aller passer le week-end a venire en Floride, du cote de Tampa et Fort Myers… C’est tres dur ! 

Office Xmas party


December 1
TO: ALL EMPLOYEES

I'm happy to inform you that the company Christmas Party will take place on December 23rd at Luigi's Open Pit Barbecue. There will be lots of spiked eggnog and a small band playing traditional carols...feel free to sing along. And don't be surprised if our CEO shows up dressed as Santa Claus to light the Christmas tree! Exchange of gifts among employees can be done at that time; however, no gift should be over $10. Merry Christmas to you and your family.

Patty Lewis
Human Resources Director


December 2nd
TO: ALL EMPLOYEES

In no way was yesterday's memo intended to exclude our Jewish employees.We recognize that, Hanukkah is an important holiday that often coincides with Christmas (though unfortunately not this year). However, from now on we're calling it our "Holiday Party." The same policy applies to employees who are celebrating Kwanzaa at this time. There will be no Christmas tree and no Christmas carols sung. Happy Holidays to you and your family.

Patty Lewis
Human Resources Director


December 3rd
TO: ALL EMPLOYEES

Regarding the anonymous note I received from a member of Alcoholics Anonymous requesting a non-drinking table, I'm happy to  accommodate this request, but, don't forget, if I put a sign on the table that reads, "AA Only," you won't be anonymous anymore. In addition, forget about the gifts exchange-no gifts will be allowed since the union members feel that $10 is too much money.

Patty Lewis
Human Researchers Director


December 7th
TO: ALL EMPLOYEES

I've arranged for members of Overeaters Anonymous to sit farthest from the dessert buffet and pregnant women closest to the restrooms. Gays are allowed to sit with each other. Lesbians do not have to sit with the gay men; each will have their table. Yes, there will be a flower arrangement for the gay men's table. Happy now?

Patty Lewis
Human Racehorses Director


December 9th
TO: ALL EMPLOYEES

People! People! Nothing sinister was intended by wanting our CEO to play Santa Claus! Even if the anagram of "Santa" does happen to be "Satan," there is no evil connotation to our own "little man in a red suit."

Patty Lewis
Human Ratraces


December 10th
TO: ALL EMPLOYEES

Vegetarians! I've had it with you people!! We're going to hold this party at Luigi's Open Pit whether you like it or not, you can just sit at the table farthest from the "grill of death," as you put it, and you'll get salad bar only, including hydroponics tomatoes. But, you know, tomatoes have feelings, too. They scream when you slice them. I've heard them scream.  I'm hearing them right now...Ha! I hope you all have a rotten holiday! Drive drunk and die, you hear me?
The Bitch from Hell


December 14th
TO: ALL EMPLOYEES

I'm sure I speak for all of us in wishing Patty Lewis a speedy recovery from her stress-related illness. I'll continue to forward your cards to her at the Hospital. In the meantime, management has decided to cancel our Holiday Party and give everyone the afternoon of the 23rd off with full pay. Happy Holidays!

Terri Bishop
Acting Human Resources Director