Affichage des articles dont le libellé est moi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est moi. Afficher tous les articles

10 novembre 2023

Les pieds dans l'eau

En 2005, on se prenait la tempête du siècle à New York et l'eau montait dans mon quartier

Quelques (ahem) années plus tard, me voici à Cognac, avec des bureaux en bord de Charente. Depuis le début de la semaine, c'est à qui aura le meilleur point de repère pour constater la montée des eaux. Mais depuis hier, plus besoin : l'eau est sur les quais. La Charente est sortie de son lit, relayée par tous les journaux, Instagrameurs & co. 

Une petite photo pour immortaliser le moment : 

Habituellement, l'eau est un bon mètre sous le niveau des quais. Là, elle est un bon 50 cm au dessus du niveau des quais. 

D'après la ville, nous sommes à 7 m de crue, c'est pas pour rigoler. 

Courage à tous ceux qui ont les pieds dans l'eau. En ce qui nous concerne, la maison est en haut d'une butte, si nous sommes sous l'eau, Cognac sera rayée de la carte. 

Mais cela reste, pour la ville et la région, loin d'être simple, l'eau devrait encore monter dans les prochains jours. 

Le saviez-vous ? J'ai encore mes dernières bottes en caoutchouc new-yorkaises. Elles ont repris du service mais sont en train de rendre l'âme, ce matin, atelier piscine autour de mon gros orteil gauche. 

Allez, je file, j'enfile ma combinaison de plongée et je rentre chez moi. TGIF. 

01 septembre 2023

Je n'ai pas dit mon dernier mot

Au détour d'une conversation en terrasse hier soir, on parle. 
On est entre collègues, c'est la fin de l'été, chacun évoque le panorama instagrammable de ses vacances, émaillé de petites anecdotes rigolotes. 

L'un de nous est parti à New York, souvenirs. Qui n'y est pas allé ? 
Ici, maintenant, je vis à Cognac, 20 000 habitants dans le Grand Cognac, ça frise le neurone d'un américain, qui se demande où est cette charmante bourgade de son breuvage éponyme. Mais en 2012, je me disais que vu mon niveau d'activité sociale, je pourrais tout aussi bien vivre à Angoulême. Je n'avais pas tapé trop loin dans l'anticipation, visiblement (40 minutes de voiture). 

L'un d'entre nous évoque 2009, époque désormais révolue où l'on sortait le Guide du Routard et l'on se fiait à l'Internet avant de quitter sa chambre d'hôtel, et ensuite, c'était roue libre, coin corné sur le bouquin, et à l'aventure. "De toute façon en 2009, y'avait pas de rooftop à New York, dit-il, alors qu'aujourd'hui, il y en a même à Cognac !" Oui, deux, et plutôt chouettes d'ailleurs, chez Martell et en haut des Chais Monnet
D'ailleurs on ne dit plus terrasse, on dit rooftop, même si c'est au 1er étage, c'est dire si le concept de rooftop a pris de l'ampleur. 
Aujourd'hui, on se guide tous à coup de smartphone, en demandant à Madame Google "quel est le meilleur rooftop de New York", et hop, c'est parti, photos, Insta' et itinéraire sont à portée de pouce. 
A l'époque (paf, une ride, rien qu'en écrivant), c'était moins évident. Si les guides n'en parlaient pas, les touristes (français ou autres) avaient un peu moins d'aide. Les plus malins traînaient sur les forums ou... les blogs des expatriés, en quête de bons plans locaux. En 2010, j'avais ainsi recensé les rooftops de New York où aller. La liste a évolué depuis, celle de Bonjour New York est plus à jour, par exemple. 
Mais cela me rappelle tous les articles écrits, toutes les photos prises, le temps passé ici.

Les blogs sont-ils passés de mode ? Vous avez quatre heures. 
Peut-être. Peut-être pas. Ils garderont pour moi le charme désuet d'une époque passée, avec l'envie de venir feuilleter de-ci de-là une page au gré du temps. Parmi les pionniers, peu de survivants. Blogs plus mis à jour (coucou moi !), ou carrément supprimés. Pour d'autres, ils seront la preuve d'un dur labeur marketing pour faire vivre une marque (ceux là sont plus professionnels, je crois). 
Avec Instagram, pourquoi s'embêter à écrire quand tout le monde veut voir, écouter, faire défiler des vidéos ? 

Mais voilà, avant de donner à voir un quotidien, ma première motivation était le plaisir de l'écriture. 
Alors, comme une maison dont on aurait retrouvé la clé, me voilà de temps en temps, je passe, j'ouvre les fenêtres, je vais voir ce que je peux dépoussiérer, peut-être que j'aurai même envie de vous raconter quelques histoires de mon nouveau quotidien. 
De toute façon, j'ai toujours aimé ramer un petit peu à contre courant, rien que pour voir la sensation. Donc, même si c'est à coup d'un article tous les dix ans, je reste. 

Le blog est mort ? Vive le blog. 



08 juin 2015

L'Europe, au fil des week-ends

J'ai un peu vadrouillé en Europe l'an dernier. Au Sud, Barcelone et Lisbonne. Un peu plus au Nord, Londres. Un peu plus tard, Florence. 
J'ai pris le temps, en 2014, de visiter l'Europe que je ne connais pas. C'est bien d'aller vadrouiller en Amérique quand on finit ses études, mais c'est moins pratique pour visiter les pays autour de soi.
Quand on a un solde de vacances plus que limité, rentrer en Europe dans l'année signifie aller voir sa famille et pas aller faire du tourisme à Prague. Ou Lisbonne. Ou Londres. 
Du coup, j'ai vu ma famille l'été pendant les années new-yorkaises, j'ai visité pas mal de coins etats-uniens, canadiens et latino-américains, et maintenant, je me venge sur le continent européen. 
2014, c'était le temps des premières fois : première fois à Barcelone, à Londres, à Lisbonne, à Florence, à Istambul. Au lieu de longues vacances, des virées entre copines à travers l'Europe. Parce que, par exemple, quand l'une habite Genève et l'autre Paris, pourquoi se cantonner à ces deux villes ? Quand le bureau m'envoie à Londres pour des rendez-vous, pourquoi repartir le vendredi soir en France ? 
Yapuka. Alors voilà, c'est fait. Et c'est chouette. Et encore plus de ne pas visiter la vieille Europe au pas de charge, en deux semaines, version asiatique ou américaine, mais de prendre son temps. La Dolce Vita, en quelque sorte... 

02 juin 2015

Résilience

Je suis épatée, vraiment, par la résilience du blog, qui ne tourne plus depuis, hum, bien trop longtemps, et dont le dernier article a été posté par mes soins le 2 juin dernier. Hey! Bon anniversaire de non-écriture ! Voilà. 
Figurez-vous, chers lecteurs survivants (houhou, y'a quelqu'un ?) (écho ?) que vous êtes encore une petite centaine à venir regarder le blog tous les jours, pour une moyenne d'entre 300 et 400 pages visitées chaque jour. Pour un blog pas mis à jour depuis un an pile poil, afébeaucoup (et afébeaucoup de mots "jour", aussi). 
Figurez-vous aussi que certains d'entre vous ne savent pas lire. Eh ouais. La petite note de l'étudiant(e) qui demande de l'aide pour s'installer à New York me fait plaisir, certes, mais quand c'est pour me demander une adresse et des bons plans, je me dis que 1. j'ai transpiré pour faire une section New York pratique pour rien et 2. la personne n'a pas suivi que j'étais partie en France en juillet 2012.
A fortiori, quand la requête vient d'un éditeur peu scrupuleux, dont le texte devient un truc du style
J'adore ton blog, les photos sont très belles, et c'est top de voir New York par tes yeux ! Puis comme il est bien tenu et mis à jour, ça me permettrait d'avoir un trafic de dingue sur le site de mon agende de voyage / de pub / d'échanges si tu acceptais un échange de liens !
Merci ! 
Ouais, voilà, merci d'avoir lu, hein.
On est quand même en 2015, ça va faire trois ans qu'à part quelques photos ici et là, je n'ai pas posté grand chose (et ça n'est pas près de changer) mais qu'on me demande toujours. Je renvoie les pubeux vers leurs lunettes et les étudiants vers les blogs qui tournent, eux, depuis Big Apple, et je continue à m'extasier devant les photos de Clara, sur Instagram et sur son blog, aussi. les petits derniers qui ont grandi, boudiou c'est pas possible, chez Choup & Lyly, et tous les autres, aussi. Et je souris, en regardant tout ça. Sans regret aucun, contente d'être ici, maintenant, et contente de savoir que tout ce petit monde là continue à tourner. 
Je continue à profiter des vacances à la française qui permettent d'aller vadrouiller ailleurs, sous prétexte de RTT et ponts tellement longs qu'on en fait des viaducs. 
Et tant que j'ai un peu de temps, je vais trier la myriade de photos que j'ai et vous faire profiter (un peu) des bizarreries vues au fil des week-ends et voyages. 
Histoire de dire que, voui, je vais bien. 

26 novembre 2013

A Big (Apple) come back

Bon. Je vais arrêter de m'excuser de ne pas poster plus souvent, parce que, han, chuis majeuse et je fais ce que je veux, même si je sais bien que ça vous peine, grave. Enfin je dis ça pour ceux qui ne sont pas allés se suicider de tristesse (j'espère à la fois qu'ils sont nombreux mais qu'en fait... non... en fait non, quand même, faudrait pas pousser mémé trop loin dans les orties). 

Il s'est passé un truc un peu fou cet été. Je suis. Retournée. A New York. Eh ouais. Sans prévenir presque personne (je sais, c'est mal) mais j'y suis allée si peu de temps que c'était déjà assez sport comme ça de ne pas faire exploser mon agenda pour quelques jours. Donc, mea culpa, mea maxima culpa de ne pas avoir partagé ce moment émotionnant :
1. en direct avec les z'amis sur place, au moment opportun
2. en différé, de ne pas avoir posté dans la foulée le détail de mon périple documenté par la minute. 

Mais tout ça pour dire que j'ai retrouvé un chouia de matière pour vous parler un peu de Nueva York avec des trémolos dans la voix ou presque. 
Je dis ou presque parce que, étonnement, je n'ai pas versé de larme émue en sortant de l'aéroport, je n'ai pas embrassé le tarmac, je n'ai pas fait un big ugh à l'officier d'immigration, je ne me suis pas menotée à un feu rouge pour rester là advitam. 
Nope. New York et moi, ce fut une grande histoire d'amûûûûr, et c'est aujourd'hui un souvenir magnifique et merveilleux, mais j'ai tourné la page, pour pouvoir poser sur mon étagère, au panthéon de mes bons moments, quelques jours de plus dans la ville qui ne dort jamais. 


Et hop, Bryant Park à la tombée de la nuit. 

11 avril 2013

Et pendant ce temps là...

Pendant qu'on attend le printemps comme le messie à Paris, de l'autre côté de l'Atlantique, on a visiblement enregistré de belles températures, alors que je n'ai ressorti mon trench que très récemment et seulement remisé mes bottes de neige le mois dernier. A tous ceux qui ont râlé sur la photo dans la neige pas du tout d'actualité, je réponds, vu le temps qu'il a fait à Paname, les p'tits z'amis, je vous assure que c'était très très actuel. Jeudi dernier, en quittant mon chez moi pour aller travailler (un concept en soi quand il fait si froid), il neigeait
Au programme de ces derniers mois à Paris, du théâtre, A La Française (mouif), Mon poing sur ton i (déjanté) et Une Heure de Tranquilité (du bon Lucchini), et aussi un spectacle d'impro (bien mais pas top). Des restos bien et d'autres un peu moins bien aussi.
Un petit séjour express à Pâques en Corse histoire de recharger les batteries, prendre l'air et revenir avec des avocats, des kiwis et du chocolat (spécialité corse s'il en est, ahem). J'y ai d'ailleurs laissé petite Maïa en vacances chez ses grand-parents (oui, bon, ça va hein) qui s'éclate à courir comme une folle pendant que sa maîtresse à Paris profite de 10 minutes de sommeil de plus tous les matins en titubant de son lit à la bouilloire, sans avoir peur d'écraser un chien au passage. Je la récupère début mai, où je profite des ponts viaducs pour aller boulotter du saucisson sur place.
Un petit week-end à Metz, ou je n'avais pas remis les pieds depuis 2009, et en 2009, j'avais mis les pieds à la gare et dans un café en face pendant quelques heures mais pas beaucoup plus. J'ai passé le ouikène avec une très bonne copine, à entre autres arpenter la ville en mode "tiens, c'était pas là, ça, avant". Tiens, la place a changé. Tiens, cette boutique est nouvelle, ah bon, ce resto a fermé ? Et aussi à papoter (en boulottant des pâtisseries orientales avec du thé pour accompagner, ce qui est une très bonne combinaison quand il neige dehors)
Un vent de folie, aussi, puisque, pour me déplacer dans Paris hors horaires de métro sans raquer pour prendre un taxi ni me dessécher en attendant qu'il arrive (ou pas), j'ai décidé dans un moment d'égarement de rouler en scooter dans Paris. Ouais, ouais, je sais, les morts à deux roues, l'inconscience, la pluie, tout ça. Ouais, ouais, je sais. J'ai donc fait la petite formation qui va bien, et essayé plein de modèles. Enfin, "plein", tous ceux qui vont aux gens de, je cite les marques "petits gabarits", soit moins d'un mètres quatre vint au garrot, et du coup, sur lesquels, au feu rouge, on peut poser plus qu'un doigt de pied, ce qui peut être pas mal si on veut pas se démolir la cheville au passage... Pas d'achat encore réalisé, mais ça ne saurait tarder.
J'ai fait des cookies aux pépites de chocolat, flocons d'avoine et gingembre, ce week-end. Une combinaison gagnante qui a comblé mes collègues au bureau lundi, et qui n'a pas passé la barre des 14h, signe que c'était pas mal du tout... Le kitchenaid a trouvé une bonne place sur le comptoir de ma cuisine, à côté de son transformateur qui pèse le poids d'un âne mort et m'obéit fièrement au doigt et à l'oeil. Y compris pour faire des pâtes, testé récemment pour des lasagnes dont il ne resta goutte après un dîner entre amis.
Bref, Paris, c'est pas mal du tout. Je ne vous oublie pas et je vous bisoute depuis le 9-3.   

16 janvier 2013

Bonne année

Bonne année, paix sur la Terre et plein de belles choses à toi, lecteur. 
2013 est l'année où je te délaisse vraiment. En 2012 je ne t'ai même pas souhaité de bien baffrer pour la Noyelle, et en 2013, je me réveille un 16 janvier comme si je venais de tomber du lit après une longue hibernation. 
Vous êtes donc nombreux à vous demander si je me suis faite bouffer toute crue par les parisiens et je vous dis NON ! Mon carnet de vaccination en bouclier, j'avance gaillardement le long des wagons du métro de la ligne 13 en jouant des coudes, comme tout le monde. 
Je médite toujours sur l'idée de changer le blog pour vous parler de la vie parisienne mais je me tâte un peu, en fait. Tout part en vrac, y'a plus de jeunesse ni de saison ma bonne dame. 
D'ailleurs hier il a neigé à Paris et j'ai ressorti gaillardement mes bottes North Face pour gambader dans les rues. J'ai eu du mal à les extraire de ma cave, lundi soir. Je les avais gentillement rangées bien au fond, en me disant, boah, m'en servirai pas avant le prochain tremblement de terre et paf. Comme quoi. 
Voilà. J'ai aussi au passage bricolé la bannière du blog, parce que là c'est plus possible. C'est vraiment du bricolage mais c'est le nouveau maître mot des cendres de ce blog...
Pourquoi il n'est pas fermé ? Parce qu'il reste malgré tout une mine d'infos sur Ze Big Apple et que ça serait dommage, non ? 

Donc, lecteur, je te souhaite une bonne année. Santé, bonheur, sérénité, fous rires, grandes vacances, travail, famille, patrie, siestes à l'ombre et chocolat chaud. 

16 novembre 2012

Ahhhhh !

Le dernier article date du 15 octobre. Du 15 octobre. C'est même étonnant qu'avec tout ce laps de temps vous veniez encore voir si je suis vivante... Vous vous inquiétez et je reçois même de gentils petits mots par email... Bref, la honte totale de mon côté. 

Donc ce matin, au bureau, au lieu de gaillardement travailler, je procrastine, c'est vendredi, alors que j'ai des tas de choses à faire mais que je n'ai pas envie de faire ce matin, et je relance (un peu) ce blog. 

Je ne sais pas trop par où commencer pour vous parler de la vie parisienne... J'avais un peu peur d'avoir des envies de mordre mon prochain dans le métro, mais en fait, pas tant que ça. J'ai beau être sur une ligne de métro réputée pour être surchargée, à la station à laquelle je monte, c'est tout à fait viable. Ca n'empêche pas l'occasionnel naze qui bouscule 12 nanas pour aller s'asseoir et faire au passage un croche pied à une petite vieille, ni le rang d'oignons masculin qui fait tout pour ne pas voir la petite minette enceinte jusqu'aux yeux et qui aimerait bien reposer ses jambes - là, oui, j'ai envie de hurler et d'ailleurs en général je me fends d'un "est ce que l'un d'entre vous aurait la galanterie de se lever pour madame" ce qui en fait rougir un qui s'empresse de se lever, un peu confus, et qui fait plonger les 3 autres un peu plus loin sous leur journal ou s'enfoncer les écouteurs de leur i-truc un peu plus profond dans les oreilles, exactement dans l'espace réservé au cerveau chez quelqu'un de normalement constitué. 

Je râle toujours contre les touristes. Avant c'était à Times Square et maintenant c'est à côté de mon bureau, je slalome entre les japonais et les chinois venus dépenser leurs deniers aux Galleries Lafayette et au Printemps et qui trouvent que stationner juste devant avec 35 sacs dans les bras sur un trottoir de moins d'un mètres de largeur est un truc trop hype et complètement underrated. Là, oui, j'ai envie de mordre mais je me soigne et surtout je fais attention si je galope sur la chaussée à ne pas me faire faucher au passage par un scooter un peu hargneux, ça serait quand même un peu dommage... 

Voiiiiilà vous devez être rassurés, j'ai râlé un peu !

Et sinon pour ne pas être complètement dépaysée je suis allée voir West Side Story au théâtre du Châtelet et c'était très, très bien et surtout, ouf, en anglais dans le texte... I feel pretty et je vous recommande chaudement le spectacle, enfin si vous arrivez encore à avoir des places, ce qui a l'air un peu sport, dixit le site ouèbe du Châtelet. 

Sur ce, je vous bisoute, couvrez vous et soyez sages...

15 octobre 2012

Stayin' Alive

Je suis vivante. J'ai la forme. Je m'acclimate a la vie parisienne - pour le climat en lui meme, Maia et moi, on a un peu plus de mal (disons que depuis le debut officiel de l'automne, son kway est laaaargement rentabilise).
Je suis encore en periode d'essai au bureau, mais, croisons les doigts, ca se passe plutot bien et je devrais du coup etre bientot confirmee. Je prends le pli au bureau d'une equipe francaise, qui a pourtant des accents tres internationaux. Sur une dizaines de personnes, une franco-chinoise, un senegalais qui a travaille quelques annees a Miami, le grand chef qui a vecu a Londres, une fille qui a travaille cinq ans en Chine, un collegue qui a vecu trois ans a New York, une qui a habite cinq ans a Chicago et moi.... Pas tellement representatifs du franchouillard moyen, les collegues, qu'en pensez vous ?
Mes journees filent a la vitesse de l'eclair. Que ce soit au bureau ou le soir. Je retrouve des amis pas vus depuis quelques semaines pour les mieux lottis, depuis plusieurs annees pour d'autres. Je decouvre qu'en une heure trente je suis a Bastia et j'ai presque du coup l'impression d'aller prendre le train pour passer un week-end chez mes parents ! 
Je suis bien installee dans mon appartement dyonisien ou je me suis tisse un petit cocon sympatoche pour les jours comme hier ou il pleut sans discontinuer, pour me lover dans mon canape en buvant un the a petites gorgees. 
J'ai trouve un cours de pilates a cote de mon bureau (tres cher mais tres bien) et une copine m'a trainee vendredi soir dans sa salle de gym. Un truc tout petit dans une arriere cour, que si je n'avais pas eu l'adresse avant, je n'aurais jamais pu trouver. Une salle si petite que ma coach new yorkaise aurait probablement fait une syncope en la voyant, mais dont le studio pour les cours collectifs est plutot grand, et tres lumineux. Ou j'ai teste un cours de pilates dont mes obliques se souviennent encore aujourd'hui, puis un cours de step tres sympa itou. Tout ca m'a mise un peu a plat mais m'a donne une patate d'enfer pour le week-end et l'envie de m'inscrire dans ce petit club tres sympatoche qui ne fera pas friser les neurones de mon banquier (40 euros par mois, qui dit mieux a Paris ?). 
Bref, je me reconstruis tout doucement dans ma vie de neo parisienne et je regarde ce blog en me disant, c'est vrai, tout ca, c'est moi aussi. C'est ce qui fait que je suis arrivee la aujourd'hui... 
Et je ne vous oublie pas. C'est juste que... eh bien je ne sais pas trop comment raccorder les wagons et vous raconter ma vie parisienne, je ne suis pas sure que ca vous amuse autant que mes frasques americaines ? Je m'interroge toujours sur le concept de ce blog, de fait un peu en perdition. Mais je suis vivante. Je vais bien. Et je vous embrasse.

31 juillet 2012

Vacances

Je pense à vous de temps en temps en revenant de la plage, sisi... 
Je m'applique à ne pas faire grand chose le matin et à surtout garder le pli l'après midi : après deux semaines intensives et parisiennes j'avais bien mérité mes trois semaines de repos en Corse, non ?


A Paris il y a eu malgré tout quelques déjeuners sur ma terrasse et un super petit déj de week-end, et maintenant il y a la plage, et les rues du vieux Bastia. 





See you soon (pas trop vite quand même)...

20 juillet 2012

Niouzlettre française

Et voilà comment tout part à vau l'eau en un battement de cils, j'ai un peu complètement disparu du blog.
Donc, oui, je suis en France. Depuis le vendredi 13, ou j'ai atterri à Paris sous des trombes d'eau en me demandant si quitter les tropiques new yorkais était vraiment une très bonne idée ? 
J'ai passé le week-end chez mes parents en Corse et leur ai laissé en garde petite Maïa pour quelques semaines (si, je compte bien récupérer mon petit pitou qui s'en donne en attendant à coeur joie dans les chemins corses à sniffouiller tout ce qui passe à portée de sa truffe). 
Et depuis lundi 16, je suis parisienne. 
J'ai commencé à travailler, ces deux semaines sont en fait une formation / un début départ qui me permettra d'être plus opérationnelle fin août à la reprise. J'évolue en camping, un peu, chez un ami parti en vacances qui m'a gentiment laissé ses clés pour arroser ses plantes et profiter de son chez lui, aussi. J'ai récupéré les clés de mon futur chez moi où, au moment où je vous écris, il y a une table, quatre chaises et un peu d'électroménager - le lit doit m'être livré demain et je deviendrai alors dyonisienne à temps plein. Hier, les amis qui m'ont apporté des trucs dont ils se débarassaient (j'ai des amis qui avaient un frigo, un micro ondes et autres machins dont ils ne savaient que faire, les pauvres, je me suis donc dévouée pour faire la poubelle) ont pu profiter avec moi du premier déjeuner dans mon nouveau chez moi qui a une grande terrasse attenante à un jardin format timbre poste, mais une petite bande d'herbe et une terrasse à portée de métro parisien, c'est un luxe, z'avez pas idée. Du coup dans l'après-midi, on a un peu grésillé au soleil en digérant et c'était plutôt chouette de terminer le week-end comme ça ! Je vous montrerai quelques photos à l'occasion, quand j'aurai au moins vaguement meublé autrement qu'avec une table et un rideau de douche, c'est promis. 
Je ne peux pas dire que je m'acclimate pour l'instant, j'ai tellement eu l'occasion de me balader ici ou là, de passer en France rapidement... que j'ai plutôt l'impression pour l'instant d'être en stage et de me promener un peu, d'autant plus que dimanche, je file en Corse pour trois semaines... 
Pour l'instant New York ne me manque pas et le blog tourne quand même, avec encore quelques articles qui étaient programmés ou que j'avais sous le coude. J'essaie de vous sevrer doucement...!


13 juillet 2012

New York, New York...

Start spreading the news, I am leaving today... 

Les demenageurs sont venus mardi matin, ils etaient a l'heure, propres sur eux, efficaces, et puis c'est toujours amusant de voir une armoire a glace aux gros doigts emballer delicatement une petite tasse en porcelaine fine (quand ca casse pas a la fin, ceci dit) (non, ca n'a pas casse, on verra a l'arrivee en France).
J'ai (re)vu un peu tout le monde ces derniers jours en me disant en meme temps qu'en fait, c'etait pas vrai, que je partais pas vraiment, si ? Comment ca c'est la derniere fois que je boulotte des sushis chez EN Japanese Brasserie ? Comment ca, je ne gouterai plus au kouign Aman de Mister Ansel

Je verrai plus la skyline depuis mon bureau ? Je ferai plus coucou a l'Empire State Building le matin ? 
Bon. 
Du coup j'ai pris mon agenda et j'ai fait deux trois trucs, quand meme. Comme visiter l'ONU ou je n'etais jamais rentree (oui je sais c'est mal, en huit ans, quand meme) et qui vaut le detour, parce que ca fait quelque chose de poser ses fesses sur un fauteuil de la salle d'assemblee generale et du conseil de securite, aussi. 

J'ai passe une apres midi a Liberty State Park a refaire le monde avec les copines, en surveillant Manhattan au loin. 
J'ai ete me chercher une part de cheesecake chez Junior's a Grand Central, que j'ai mangee dans Bryant Park a l'ombre d'un arbre. 

J'ai brunche des dim sums a Chinatown avec des amis. 

J'ai fait du shopping chez Fish Eddy's pour quelques plats new yorkais, et aussi chez DSW pour un portefeuille en cuir et des bricoles (mais pas de sac ni de chaussures, comme quoi je sais aussi etre raisonable, des fois). 

Et j'ai aussi eu l'extreme joie de me faire pisser dessus par un ecureuil qui a vise les deux humains tranquillement assis sur le banc du petit parc a chien a cote de chez moi, depuis le haut de son arbre. En huit ans de vie new yorkaise ca ne m'etait jamais arrive et je n'avais meme jamais entendu ca.
Sisi vous avez bien lu : un ecureuil nous a pisse dessus depuis la cime de l'arbre. Si ca c'est pas un signe du destin qui me dit qu'il est temps de partir, je sais pas ce que j'attends. 

Et sinon, evidemment, tous vos petits mots sur la precedente niouzlettre m'ont mis la larme a l'oeil, et, oui, je sais, je suis rien qu'une vilaine a vous abandonner et d'ailleurs je me sens un peu morveuse mais c'est la vie, et puis vous allez voir, New York ne va pas disparaitre parce que je pars (je ne suis malheureusement pas si importante que ca) et pis je suis sure que j'aurai encore des tas de choses a dire en debarquant en France. Tout ca, c'est sans compter tous les petits articles que j'ai encore sous le coude, itou. 
Bref, stay tuned. On sait jamais...
_____
* pour l'instant, apres, qui sait ?

06 juillet 2012

News flash

Je trainasse, je glandouille, je flemmardise... En somme, je tourne surtout autour du pot et je vais en décevoir plus d'un mais il faut bien que je passe par la, ça fait un petit moment que je tergiverse, d'ailleurs. 
La Dolce Vita devient parisienne a la fin du mois... Diantre, je sais ! Après près de huit années de bons et loyaux services américains, l'appel de la Mère Patrie a été le plus fort et je quitte Niouillorque, je sais, moi aussi j'ai du mal a réaliser. 
Je vais m'installer a Paris-plage, enfin en banlieue mais on va pas chipoter, je dis bien aujourd'hui que je suis a New York alors qu'en fait je suis rien qu'une niou-djerzienne de banlieusarde. 
Pourquoi, comment, avec qui, est ce que t'il ? J'entends tout ce que vous dites, bien au chaud dans la touffeur de l’été new yorkais, derrière mon ordinateur... 
Parce que la famille est loin, tout ça, et que trois semaines de vacances par an, nan mais oh, hein, ça va. Parce que huit heures dans un avion aller ET retour + une semaine de vacances claquée juste pour passer la Noyelle en famille, ça me fatigue. Parce que j'ai plus 20 ans (aie, paf, une ride de plus) et que si c'est pour me faire une soirée tisane + Castle, j'ai pas besoin d’être ici. Parce que j'ai envie. 
Voila. 
J'ai passe gaillardement le cap des trois ans d'expatriation qui en général sont fatidiques : presque tout le monde craque au bout de trois ans. Je crois qu'en tant qu'expatrie, on se pose toujours un peu la question ! Les raisons d'un départ a l’étranger ne sont pas toujours les mêmes. Pour certains, c'est la ruée vers l'or, l’opportunité d'aller faire son trou dans un endroit ou on espère que l'herbe est plus verte. Pour d'autres, c'est la fuite en avant, histoire de tourner une page trop lourde a supporter. Pour d'autres encore, c'est juste parce que la porte était ouverte ! Le dilemme de l'expatrie, lui, reste, je pense, le dénominateur commun.
Une belle offre d'emploi plus tard, me voila projetée dans l'univers français. J'ai l'impression, en fait, que mon expatriation commence maintenant, moi qui ai a peine travaille en France ou mon expérience professionnelle se glorifie de deux stages et que j'ai vraiment commence a gagner ma vie a la sueur de mes neurones en (re)débarquant a New York en septembre 2005 (avant ça, j'y avais été en stage, deux fois).
J’étais a Paris ces derniers jours, du coup, pour trouver un appartement. Grand moment du dossier de location un peu bancal, contrecarre par mon sourire 32 carats. CDI certes mais en période d'essai même pas commence, pas de quittances de loyer françaises, obligée d'avoir les parents pour garants, grand moment de bonheur et beaucoup d'heures préalables au téléphone a me faire raccrocher au nez par des agences qui avaient visiblement autre chose a faire. A l'occasion, je ferai une petite bafouille qui pourra, j’espère, aider ceux et celles que ça commence a grattouiller un peu, de rentrer au bercail. Je suis aussi devenue experte dans les devis en pieds cubiques pour un déménagement international et je peux tout vous dire sur comment voyager vers la France avec un toutou ! Bref j'ai encore pas mal de choses a vous raconter, quand j'aurai le temps, quand je serai un peu posée, tout ça, tout ça.
Et le blog dans tout ça ? Ben oui, le blog. Sur New York. Bon. Ahem. Ben quand on n'y est plus, je sais pas trop / vois pas trop l’intérêt de s'acharner quand les locaux peuvent le faire tellement mieux... J'ai encore, certes, pas mal d'articles et de sujets sur le feu a partager avec vous, gentils lecteurs, mais je ne vais pas vous garantir, croix de bois, croix de fer, que ça va continuer comme ça encore pendant des années... Même si la, tout de suite maintenant, ça me fait tout mal, tout bizarre de me dire que cet espace va mourir a petit feu. Snif. Je suis triste, si. De tourner cette jolie page américaine tout au long de laquelle vos gentils commentaires m'ont donne la patate et envie de continuer a raconter, a me raconter...
Je ne sais donc pas encore si le blog va rester ou si je vais en ouvrir un nouveau sur la Dolce Vita a Paname, ou pas. Mais y'a des tas de chouettes blogueurs a New York et ailleurs qui ont leur mot a dire, et qui le disent bien, aussi. Je vous suggère d'aller regarder ça dans la liste des liens. 
Et quoi qu'il en soit, pour l'instant je suis encore la. Ne m'oubliez pas déjà...

29 juin 2012

Niouzlettre

J'ai envie de chantonner Voila L'Ete parce que, ca y est pour de vrai et c'est chouette. 
J'ai bien occupe mon week-end dernier et profite du beau temps, d'ailleurs. Samedi, direction le jardin botanique du Bronx ou je vous invite d'ailleurs a aller voir la jolie expo-balade sur les jardins de Monet, facon Giverny qui est ouverte jusqu'en octobre.
Rien de tel qu'une belle journee d'ete, pas trop humide, pour flaner au milieu des nympheas... (je suis d'ailleurs particulierement fiere de la photo qui suit :)
Samedi soir, petit barbecue a la maison, histoire de festoyer pour l'ete etc.
Dimanche matin, Maia est passee a la casserole : un bain. Il etait temps... Sur la photo, elle est deja presque seche... a part la pointe des oreilles et le bout des pattes !
Apres ca, direction le Chart House pour un brunch ave la vue...
J'ai ensuite pris le ferry pour Manhattan - baby shower oblige ! Un troupeau de francaises pour une baby shower, ca fait des choses rigolotes  comme customiser des petits bavoirs avec des mots kro tellement bien qu'ils existent pas et a faire des petits dessus dessus, et on a passe une tres belle apres midi. 
Lundi j'etais encore sous le choc de toutes les petites choses succulentes et sucrees de dimanche apres midi et j'ai eu l'impression de carburer a 200 a l'heure toute la journee... C'est donc ca un sugar rush ? Ahhh...
Du coup mardi, c'etait presque le bad trip en comparaison et je me suis sentie aussi tonique qu'un ruban de guimauve. J'ai quand meme retrouve une copine pour diner chez Atrio a Manhattan et on a refait le monde autour d'un bon petit plat, que demander de plus ?
Et sinon, Two Boots Pizza a enfin ouvert a Jersey City ! Yay ! Du coup mercredi soir avec les keupines niou djeurziennes, on a fait le grand schelem americain : pizza chez Two Boots + une glace chez Torico...
Du coup je pense que la fin de la semaine sera un peu plus calme. Et vous ?

15 juin 2012

Niouzlettre

Bon j'ai fait des photos en fin de semaine dernière mais je suis une feignasse qui n'a pas pris le temps de les charger sur son ordinateur pour l'instant donc ça va pas aider... 
Vendredi j'ai rien fait de spécial si ce n'est rentrer a la maison en poussant un soupir a fendre l’âme parce que c’était enfin vendrediiii... 
Samedi, faisait moche, du coup direction le cinoche pour aller voir Madagascar 3, qui est suuuper capillotracté, mais toujours tellement drôle de suivre les aventures des géants de New York... Seule déception : exit la petite vieille avec son Bad Kitty... Je trouve que les personnages restent bien campes, ca reste certes un dessin anime mais avec ses petits clins d’œils et bons mots pour le public adulte (enfin qui sont restes de grands enfants au dedans hein) et puis on sort de la avec la patate - c'est ce qui compte non ?
Dans la foulée, diner chez Mc Cormick & Schmiks parce que c’était a cote et que des fruits de mer de temps en temps c'est bon...
Dimanche, direction Long Island et plus précisément Long Beach pour une journée de plage. Sisi ! Il faisait d'ailleurs tellement beau que ça aurait été dommage de ne pas. Il y avait du monde (sur les standards de la plage corse de mes parents) mais c’était désert (sur les standards de Long Island) et y'avait même du monde dans l'eau, c'est dire. Et pas que des enfants, nanan, des adultes et tout. Du coup, bon, que j'ai ose mettre un doigt de pied dans l'eau... un second... un mollet... et que je me suis baignée sans choper la pneumonie du siècle. Youhou ! Je suis même revenue un chouia bronzée mais pas brûlée. Elle est pas belle la vie ?
Cette semaine j'ai (encore) bien travaille mais je me suis octroyé le temps d'une pause déjeuner pour une manucure - pédicure (parce que je le vaux bien). Pour les curieux la couleur du jour, c'est Essie Geranium, qui est un rouge légèrement orange, mais pas aussi orange que le logo de Blogger, par exemple, même si ca reste assez flashy. J'aime beaucoup, l’été, sur les doigts de pieds un chouia bronzes...
A part ça, diner jeudi soir avec Magali et pour ce week-end on va festoyer a l'occasion de son anniversaire samedi ET dimanche... Rien que ça !
La clim n'est pas encore revenue sur la fenêtre. Après le week-end caniculaire de fin mai on a repris des températures de saison et les journées restent agréables, pas trop humides, ce qui est super chouette.
Bon week-end a tous !

01 juin 2012

Niouzlettre

Bon, vu que j'ai ecrit la derniere niouzlettre de vendredi dernier hier, j'ai un peu l'impression d'avoir tari la source, la tout de suite... 
Je suis rentree a New York lundi, vu que comme en France, c'etait ferie mais pas pour les memes raisons. Les z'americains preferent festoyer Memorial Day, au nom de toutes les batailles possibles et imaginables qui font des jours feries de l'autre cote de l'Atlantique : ici, paf, un jour ca suffit. Mais peu importe, le resultat est le meme, ca m'a permis d'aller gambader sur les plages de Corse un peu plus longtemps. Pas de nager, quoique j'aurais pu, l'eau etait a 19 degres, mais bon, 19, mouif. Donc baignage de jambes et de petons, glandouillage au soleil (mais pas trop, c'est pas bon pour mon cancer), siestes a l'ombre aussi, et tout le toutim. 
Je suis allee vendredi dernier au theatre avec mes parents voir Henri IV le bien aime, une piece magnifiquement interpretee par Jean Francois Balmer et plein d'autres aussi bien, et heureusement, parce qu'au bout de 2h30, j'etais la seule encore en vie de ma rangee. Moralite : super performance mais apportez un petit coussin, au cas ou, parce que comme dit si bien Woody Allen, l'eternite c'est long, surtout vers la fin.
Je suis donc rentree parce qu'il faut bien aller travailler de temps en temps, si on veut s'offrir des vacances a l'occasion. Reprise pas trop z'horrible, parce que j'ai ete sage, j'ai un peu regarde mes emails pendant que j'etais chez mes parents et du coup j'ai pu eviter la tornade d'emails en revenant. 
Fait beau a New York, genre beau comme l'ete new yorkais, humide, chaud, orageux. Maia tire la langue, j'ai remonte la clim dans ma chambre pour pas crever de chaud. Heureusement depuis hier c'est un peu mieux, vu que l'orage a pete mardi soir et qu'il a un peu plus mercredi, c'est drolement chouette. 
Le gros avantage dans ce cas la d'etre encore sous le coup du decalage d'horreur, c'est qu'on se leve tot le matin et du coup on peut tranquilou profiter de sa terrasse pour petit-dejeuner, ce qui est quand meme pas mal meme si apres on va quand meme au bureau.  
Et tous les soirs, tout pareil, terrasse de rigueur. Diner dehors un soir de semaine, c'est presque comme etre un peu en vacances pour quelques heures nan ? Ca me donne des envies de salades nicoises et de creme solaire... 
Au programme du week-end, barbecutage et glandouille. Et vous ?

28 mai 2012

Pour mes 30 ans... (bis)

La semaine dernière je vous ai fait la liste officielle et je vous ai demande si vous aviez des conseils, ou une petite liste perso. 
Cette semaine je compile une petite liste a moi... Faut se faire plaisir, na !

Sur ma liste "to have" avant / pour ses 30 ans
1. Un chez soi ou on compte rester plus que 6 mois, histoire de ne pas vivre dans les cartons
2. 3.  Je rigolais quand une copine de classe disait "je veux un lave vaisselle et une femme de ménage". Maintenant, je comprends. Donc : un lave vaisselle et une femme de ménage.
4. Une recette de gâteau au chocolat qui répare tous les bobos de la vie
5. Une petite pochette dans son sac a main avec du baume a lèvres, des pansements anti-ampoules et un stylo a bille.
6. Des livres et des auteurs préférés sur qui compter pour passer un bon moment. 
7. Des keupines. Que je peux appeler pour sortir diner, ou rentrer pleurnicher quand ça va pas. Et pour qui je suis la, aussi. 
8. De très beaux escarpins, que je porte une heure par an au bureau pour faire chic mais que j'aime quand même. 
9. Un maillot de bain deux pièces : joli et wave-proof.
10. Deux paires de lunettes de soleil : celles-qui-peuvent-tomber-dans-le-sable-m'en-fiche et celles que je mets pour déjeuner en terrasse.
11. Un compte épargne. Même si des fois l’épargne du mois c'est $100, c'est toujours ca de pris pour mon futur déambulateur plaque-or. Et quand on habite a l’étranger, le compte épargne, c'est au moins le montant un billet d'avion plein tarif de dernière minute pour rentrer en France si besoin. Et quand on habite aux Etats-Unis, si on y arrive, on y colle 6 mois de salaire en cas de licenciement fais-ton-carton-merci.
12. Une crème hydratante sans saletés dedans, un parfum fétiche, et un bon mascara. Le reste, c'est si j'ai le temps, mais ces trois la, c'est la base sans laquelle je me sens toute nue dans la rue.
13. Un plan d’épargne retraite, ou logement, ou une assurance vie, bref de l’épargne pas forcement liquide mais qui va contribuer a la maison / l'appartement ou déambuler en plaque-or, un jour.
14. Un pull en cachemire (au moins un).
15. Un appareil photo, toujours au fond de mon sac. Même un compact tout simple, pour les jolies choses et les jolis gens dont on voudra toujours se souvenir.

Sur sa liste "maintenant je sais"
1. L'homme parfait est une chimère. Mais des fois on trouve un modèle qui fait la vaisselle sans trop râler. Par contre pour aller occire le dragon c'est déjà moins évident.
2. Pas la peine de se vautrer dans les escaliers pour avoir ce métro - le prochain arrive dans 3 minutes. Et si je l'attends 12 minutes, c'est moins long qu'un aller retour aux urgences et un nez en compote.
3. Quand je donne ma valise a enregistrer, je garde avec moi une petite trousse de toilette et des sous vêtements de rechange (et ma tenue, si je suis invitée a un mariage, parce que faire des courses dans les Vosges un samedi matin a 8h quand le mariage est a 10h, bon courage). 
4. Je me fais des cadeaux. Parce que je m'aime et que je le vaux bien. Donc ce petit bracelet kro meugnon qui coute un rein et qu'on ne m'offrira pas, je m'en fais une folie. 
5. J'aime le chocolat et c'est pas la peine d'essayer de fonctionner sans. 
6. Mais j'aime aussi aller a la plage donc je vais a la gym. 
7. J'ai envie de quelque chose ? Vraiment vraiment ? Alors je me bouge pour l'avoir, ou essayer en tout cas.
8. Un(e) ami(e) qui me plante un poignard dans le dos n'est pas un(e) ami(e). Et si c'est pas la famille, je peux arrêter d'essayer d'arrondir les angles si c'est pas la peine. 
9. J'ai fait des études, j'ai trime pas mal, c'est pas pour compter les mouches au plafond. Je suis acteuse de ma vie.
10. L'herbe est plus verte ailleurs ? Ne pas oublier que c'est toujours de l'herbe.
11. Je ne vis pas au pays des Bisounours : des fois les gens m'aiment pas. Et des fois je les aime pas non plus. Ça ne m’empêche pas de respirer pour autant.
12. Mes collègues ne sont pas nécessairement mes amis mais peuvent le devenir. Ou pas.
13. Si on travaille ensemble, on facebooke pas ensemble. Question de principe. Linkedin = pro. Facebook = foufou du week-end. Ne pas confondre.
14. La jouissance vient parfois toute seule. Exemple ? La punaise de ma classe de 4eme B ? la vie s'est vengée pour moi. J'ai même pas eu besoin de lever le petit doigt.
15. C'est MA vie. Je fais ce que je veux tant que j'emmerdifie pas trop mon prochain.

21 mai 2012

Pour mes 30 ans...

Bon, mes trente ans, c'est passe, mais comme je suis encore dans mon annee des 30, j'ai encore le droit d'en parler, et en tout cas je m'en donne le droit, voilou. 
En 1997, le magazine Glamour a publie un papier intitule 30 Things Every Woman Should Have and Should Know by the Time She's 30 (30 choses qu'une famme doit avoir et savoir d'ici ses 30 ans). Les lectrices ont trouve la liste tellement chouette qu'elle a ete photocopiee, emailee, reproduite, bref, les emails a la chaine, a cote, c'est de la gnognotte. 
Du coup, Glamour, pas fou, a pondu un livre qui va bien pour aller avec pour celles que ca interesse d'aller plus loin avec des petits textes et tout ca. Bon, tout le monde n'est pas Charlotte Bronte la dedans, hein, mais bon, un petit effort, vu le theme, faut pas demander Socrate non plus.
2012-04-23-Glamour30ThingsBookCover.jpg
Ceci etant dit, rien que pour vos yeux, voici la liste. 

By 30, you should have ...
1. One old boyfriend you can imagine going back to and one who reminds you of how far you've come.
2. A decent piece of furniture not previously owned by anyone else in your family.
3. Something perfect to wear if the employer or man of your dreams wants to see you in an hour.
4. A purse, a suitcase, and an umbrella you're not ashamed to be seen carrying.
5. A youth you're content to move beyond.
6. A past juicy enough that you're looking forward to retelling it in your old age.
7. The realization that you are actually going to have an old age -- and some money set aside to help fund it.
8. An email address, a voice mailbox, and a bank account -- all of which nobody has access to but you.
9. A résumé that is not even the slightest bit padded.
10. One friend who always makes you laugh and one who lets you cry.
11. A set of screwdrivers, a cordless drill, and a black lace bra.
12. Something ridiculously expensive that you bought for yourself, just because you deserve it.
13. The belief that you deserve it.
14. A skin-care regimen, an exercise routine, and a plan for dealing with those few other facets of life that don't get better after 30.
15. A solid start on a satisfying career, a satisfying relationship, and all those other facets of life that do get better.

By 30, you should know ...
1. How to fall in love without losing yourself.
2. How you feel about having kids.
3. How to quit a job, break up with a man, and confront a friend without ruining the friendship.
4. When to try harder and when to walk away.
5. How to kiss in a way that communicates perfectly what you would and wouldn't like to happen next.
6. The names of the secretary of state, your great-grandmothers, and the best tailor in town.
7. How to live alone, even if you don't like to.
8. Where to go -- be it your best friend's kitchen table or a yoga mat -- when your soul needs soothing.
9. That you can't change the length of your legs, the width of your hips, or the nature of your parents.
10. That your childhood may not have been perfect, but it's over.
11. What you would and wouldn't do for money or love.
12. That nobody gets away with smoking, drinking, doing drugs, or not flossing for very long.
13. Who you can trust, who you can't, and why you shouldn't take it personally.
14. Not to apologize for something that isn't your fault.
15. Why they say life begins at 30.

Envie d'ajouter quelque chose a ces jolies listes ? 

18 mai 2012

Niouzlettre

Niouzlettre rapide cette semaine - je m'envole ce soir pour la France. Je serai a Paris pour profiter de mes parents qui m'y rejoignent, et itou des amis si j'arrive a caser ça dans mon emploi du temps de ministre. J'ai hâte de profiter du changement d'air un petit peu. 
Du coup la fin de semaine au bureau aura été assez speed, histoire d'avoir le temps de tout faire avant de filer. 
Heureusement le week-end dernier a été chouette, avec moult balades dans des parcs naturels, a suer sang et haut pour monter en haut de la colline ("on doit avoir une belle vue d'en haut") 
Et aussi a prendre en photos les petites fleurs (prendre une photo est une très bonne excuse pour retrouver son souffle, donc on en fait une seconde au cas ou la première serait floue). 
Comme ça montait pas mal, j'ai fait pas mal de photos de fleurs... 
Cette semaine, en attendant mon petit séjour en France, j'ai dine avec Magali, et rencontre une lectrice / blogueuse jeudi midi pour déjeuner (des sushis, what else). Je vous engage d'ailleurs a aller voir le blog de la chanceuse qui se concocte un tour du monde de 16 mois ! Rien que ça ! J'en bave rien qu'a regarder l’itinéraire sur son blog... Soupir.
Saviez vous que mardi, c'etait National Chocolate Chip Cookie Day, ici ? Moi j'ai zappe. Vous vous rendez compte, j'ai zappe l'opportunite patriotique de me goinfrer de cookies aux pepites de chocolat ! Mais bon.
Je suis aussi allee a la gym - comme toujours certes - mais cette fois ci j'ai travaille les bras, tout ca, et depuis deux jours quand je bouge le petit doigt, je hurle intérieurement... Argh. Je me (re)découvre des muscles la ou je pensais avoir une réserve de fromage blanc, c'est un peu étrange...
Bref la petite pause dans la mère Patrie tombe a pic !