01 septembre 2023

Je n'ai pas dit mon dernier mot

Au détour d'une conversation en terrasse hier soir, on parle. 
On est entre collègues, c'est la fin de l'été, chacun évoque le panorama instagrammable de ses vacances, émaillé de petites anecdotes rigolotes. 

L'un de nous est parti à New York, souvenirs. Qui n'y est pas allé ? 
Ici, maintenant, je vis à Cognac, 20 000 habitants dans le Grand Cognac, ça frise le neurone d'un américain, qui se demande où est cette charmante bourgade de son breuvage éponyme. Mais en 2012, je me disais que vu mon niveau d'activité sociale, je pourrais tout aussi bien vivre à Angoulême. Je n'avais pas tapé trop loin dans l'anticipation, visiblement (40 minutes de voiture). 

L'un d'entre nous évoque 2009, époque désormais révolue où l'on sortait le Guide du Routard et l'on se fiait à l'Internet avant de quitter sa chambre d'hôtel, et ensuite, c'était roue libre, coin corné sur le bouquin, et à l'aventure. "De toute façon en 2009, y'avait pas de rooftop à New York, dit-il, alors qu'aujourd'hui, il y en a même à Cognac !" Oui, deux, et plutôt chouettes d'ailleurs, chez Martell et en haut des Chais Monnet. 
D'ailleurs on ne dit plus terrasse, on dit rooftop, même si c'est au 1er étage, c'est dire si le concept de rooftop a pris de l'ampleur. 
Aujourd'hui, on se guide tous à coup de smartphone, en demandant à Madame Google "quel est le meilleur rooftop de New York", et hop, c'est parti, photos, Insta' et itinéraire sont à portée de pouce. 
A l'époque (paf, une ride, rien qu'en écrivant), c'était moins évident. Si les guides n'en parlaient pas, les touristes (français ou autres) avaient un peu moins d'aide. Les plus malins traînaient sur les forums ou... les blogs des expatriés, en quête de bons plans locaux. En 2010, j'avais ainsi recensé les rooftops de New York où aller. La liste a évolué depuis, celle de Bonjour New York est plus à jour, par exemple. 
Mais cela me rappelle tous les articles écrits, toutes les photos prises, le temps passé ici.

Les blogs sont-ils passés de mode ? Vous avez quatre heures. 
Peut-être. Peut-être pas. Ils garderont pour moi le charme désuet d'une époque passée, avec l'envie de venir feuilleter de-ci de-là une page au gré du temps. Parmi les pionniers, peu de survivants. Blogs plus mis à jour (coucou moi !), ou carrément supprimés. Pour d'autres, ils seront la preuve d'un dur labeur marketing pour faire vivre une marque (ceux là sont plus professionnels, je crois). 
Avec Instagram, pourquoi s'embêter à écrire quand tout le monde veut voir, écouter, faire défiler des vidéos ? 

Mais voilà, avant de donner à voir un quotidien, ma première motivation était le plaisir de l'écriture. 
Alors, comme une maison dont on aurait retrouvé la clé, me voilà de temps en temps, je passe, j'ouvre les fenêtres, je vais voir ce que je peux dépoussiérer, peut-être que j'aurai même envie de vous raconter quelques histoires de mon nouveau quotidien. 
De toute façon, j'ai toujours aimé ramer un petit peu à contre courant, rien que pour voir la sensation. Donc, même si c'est à coup d'un article tous les dix ans, je reste. 

Le blog est mort ? Vive le blog. 



31 octobre 2015

Happy Halloween !

J'ai sauvé ces photos d'une balade à Borough Market, dans Londres, en octobre dernier, pour ne pas les coller dans la série des photos de l'été mais spécialement pour aujourd'hui. La dame était super forte et avait une myriade de fans qui prenaient les oeuvres en photo, comme moi... 
J'adore la dernière ! 


17 août 2015

File Missing

Un classique, j'imagine, mais bien réalisé.
J'ai vu cette incitation à boire dans la galerie de St Pancras, en allant prendre l'Eurostar pour rentrer chez moi, et du coup, non, je ne me suis pas arrêtée... 
Ca m'a fait penser aux nombreux petits mots de la gym à côté de chez moi à Jersey City à l'époque :)

10 août 2015

Dans les rues de Paris...

Paris s'endort, lovée comme un chat au soleil, on y flâne le nez en l'air, et j'y prends les murs en photo. Pochoirs, collages, pochoirs collés, la diversité du street art parisien m'épate, et on est loin des seuls Space Invaders en mosaïque (qui sont d'ailleurs régulièrement détruits par des petits malins qui voudraient les avoir chez eux plutôt qu'au coin de leur rue). 






03 août 2015

In Situ, au Fort d'Aubervilliers

En fin d'été dernier, je suis allée sur le site du Fort d'Aubervilliers, voir les oeuvres du projet In Situ. Sur un site industriel en friche, une cinquantaine d'artistes ont été conviés pour décorer, taguer, relooker l'endroit, qui est resté ouvert aux visiteurs pendant deux mois environ, et qui, depuis, a été rasé pour en faire un éco-quartier, il me semble. (les éco-quartiers sont à la mode dans les banlieues parisiennes, ça fait plus chic qu'une barre HLM et ça se vend plus cher, aussi). 
C'était un peu un Five Pointz parisien éphémère... et un plaisir de se balader sur le site. 



Je ne pourrai pas citer tous les artistes qui ont participé au projet, mais JR, voui, je connais, thank you beaucoup.  



 
Et histoire de donner le ton, le chemin qui menait au site était balisé de poteaux, eux aussi redécorés pour l'occasion, avec un petit air étrange, et, de temps en temps, quand le haut du poteau s'était vu le terreau parfait pour les mauvaises herbes, une tête hérissée végétale du plus bel effet.


Si vous êtes curieux d'en voir un peu plus, la vidéo de visite virtuelle est toujours disponible sur le site d'In Situ. 
En tout cas, moi, j'ai adoré ce concept très décalé !