6 juillet 2004

Fahrenheit 9/11, Concert, Independance Day

La suite des aventures très trépidantes de Dolce aux USA… après ce long week-end très appréciable. En fait, ici, lorsqu’un jour férié tombe un dimanche, c’est le lundi qui suit qui le devient. Comme Independance Day tombait un dimanche, on a donc eu notre lundi off… C’était bien ! Tous les week-ends devraient être comme ça, non ?
Vendredi, après avoir quitté le bureau à 1h, je suis retournée au Webster, déjeuner avec Mag que j’accompagnais ensuite à l’aéroport de JFK… Elle partait… C’était très bizarre de l’emmener là bas et de ne pas partir moi-même.
Le soir, je suis allée au ciné avec des amis voir Fahrenheit 9/11, le documentaire de Michael Moore sur Bush. Impressionnant. Pas tant de voir les images et d’apprendre ce qu’il faisait, etc. … - ça, hors des Etats-Unis, on le savait déjà un peu – mais surtout de voir ka réaction des autochtones dans la salle : on sentait qu’ils découvraient avec une horreur peinte sur le visage tout ce que Moore filmait.
Contrairement à d’habitude, personne ne mangeait de pop-corn, les gens ne se levaient pas, il y avait un silence de mort à certains moments, et à la fin les gens se sont tous levés pour applaudir. Certains hurlaient même de ne pas voter Bush aux prochaines élections.
Samedi après-midi, avec une copine qui était au Webster l’an dernier et qui a maintenant un appartement dans Brooklyn Heights, on est allé à Central Park, pour un concert en plein air de musique classique : le Summer Stage (sponsorisé par Heineken, véridique), avec l’Orchestre Pop de New York, 70 musiciens au milieu de la verdure, pour jouer des thèmes de films : le thème de la 20 th Century Fox, James Bond, Singing in the Rain, Gone with the wind… C’était très chouette. On est allongé sur son paréo en train de flâner, c’est une toute autre ambiance qu’un concert dans une salle d’opéra confinée. Le soir on est allé dîner dans un restaurant italien de l’East Village.
Dimanche, après s’être levé presque aux aurores (midi ?) on est allé bruncher… des dim sums à Chinatown. Miam miam…
On a ensuite tranquillement flâné le long de Canal Street… Enfin entendre ici « flâner » jouer des coudes entre les touristes qui regardent bouche bée des copies de Vuitton, Gucci ou Prada plus ou moins bien réussies et « bradées » à moins de 20 dollars, selon la réussite de la copie. Canal Street, en bref, est aussi la rue où l’on trouve les trucs les plus kitchs de la production capitaliste. Les malls chinois sont une collection de petits chiens dont la tête hoche (et qu’on imagine sur la plage arrière d’une voiture avec la moquette sur le volant, oh yeah), des petites fontaines en plastique avec des fausses grenouilles et un petit vieux en train de pêcher dedans (yuk), des sculptures en vrai plastique impression faux bois de plus d’un mètre de haut, bref, de quoi faire des cadeaux à ses ennemis pour tout le prochain millénaire.
Après cela, on a trainassé jusqu’au South Street Seaport, un mall qui surplombe l’East River, pour aller y attendre sagement le feu d’artifice. On est arrivé sur place vers 18 heures, le feu était à 21 heures. Eh bien déjà pas mal de monde attendait, parqué sur les terrasses. Dont les américains, les vrais, les grands (sic), qui étaient venus avec les transats et la totale (bouffe, boissons, radio…). Nous, on a joué aux cartes en attendant (ça faisait un sacré moment que je n’avais pas joué au tarot, ni aux loups garous). On a eu un très bon point de vue, aux premières loges, comme l’an passé : juste devant les deux barges Macy’s au milieu de la rivière et d’où est tiré le feu d’artifice. Le feu a duré une demi heure, très beau. Avec des feux, qui, lorsqu’ils éclataient, représentaient des pommes, des cœurs et des smileys, en plus des classiques mais toujours réussis fontaines, feux qui montent très très faut et retombent tout doucement dans de grandes gerbes dorées. On doit leur reconnaître cela : les américains sont bon public et sont les premiers à applaudir. Alors qu’en France dès qu’on ose un « Oh ! La belle bleue ! » C’est tout le banc et l’arrière banc qui nous regarde de travers…
Après le feu, la copine et moi, on s’est échappées du groupe pour aller se faire un petit plaisir : se manger un fondant au chocolat au Café Charbon, dans le Lower East Side…
Lundi, hier, donc, je suis enfin allée faire un petit tour au Met voir une expo sur l’Art Byzantin (c’était le dernier jour), une petite expo sur les Liaisons Dangereuses – ils avaient reconstitué des scènes du film et exposaient des vêtements d’époque – et la collec des impressionnistes français (on ne se refait pas).
Au départ, on voulait partir faire une randonnée dans un parc naturel du New Jersey, mais on a essuyé quelques violents orages ce jour là, donc on a reporté cela au week-end prochain, sinon aux calendes grecques.
Et là, je me retrouve au bureau, et cela me fait tout bizarre de me rendre compte que personne n’a oublié petite Dolce et qu’elle a pleiiiiiiiiinnnnn de travail… pffff…. A quand les congés payés sans avoir à travailler le reste de l’année ?

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