21 avril 2005

Qu'est ce que le Fooding ?

Le terme "fooding" , contraction de "Food" et "Feeling", désigne les restaurants où le décor, la musique et le sourire du serveur comptent autant que le contenu de l'assiette.
L'expression a été inventée par deux critiques gastronomiques "agite-popotte".

En somme, ils prônent la fin des cantines hypes, où l'on vous sert des merveilles, mais avec une tête d'enterrement. Le tourment est certes esthétique, chic, mais certainement pas sexy et ne donne pas envie de croquer dans... l'assiette.
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D'après Pascal Caussat, "Bon et Beau à la fois".

16 avril 2005

Je reste perplexe...


Dans les statistiques de mon blog, je viens de découvrir que les mots clés suivants renvoyaient vers mon blog : Evax et Ausonia...
Comme je ne souffre pas encore d'incontinence, je me demandais pourquoi, et là, dans un éclair de lucidité, je viens de redécouvrir le questionnaires à la c.. qui circulent et auxquels j'ai répondus récemment, eh bien justement il y a une question qui reprend ces deux marques là (question 52).
Allez comprendre...

15 avril 2005

Temps de chien, vie parisienne - part 2

Bon, si je voulais être exacte, je dirais vie semi-parisienne, mais comme je tenais à faire écho au titre de vendredi dernier, je laisse comme ça (problème existentiel du vendredi matin quand les neurones commencent à émerger).
Le week-end dernier a été fort bien occupé. J'ai écourté mon vendredi de travail pour retrouver Thomas à Roissy, qui rentrait en France pour trois jours. J'avais eu l'aval de ma responsable pour faire passer mon vendredi après-midi en « récupération », comme si je me tuais à la tâche jusqu'à des heures indues tous les jours…
Elle était d'ailleurs tellement en forme qu'elle m'a proposé de prendre des jours de congé, quand je voulais… J'ai donc sauté sur l'occasion pour dire oui, trois fois oui, et poser des jallons pour quelques jours off courant mai.
Vendredi soir, donc, retour dans mes pénates rémoises. Avec Thomas, on s'est fait des crêpes et on a traînassé : moi fatiguée par mes deux jours parisiens, lui par le décalage d'horreur.
Samedi, on s'est levé à l'aube (est ce que midi et demi peut-être considéré comme l'aube du jour un samedi matin ?) pour déjeuner avec les parents qui venaient à Reims avec un tajine maison (miam miam) et lâcher maman qui partait travailler le lendemain à Roissy. On l'a donc véhiculée le soir jusqu'à l'aéroport avant de nous engouffrer dans les embouteillages parisiens pour atteindre la rue de Véga, pas très loin de Nation, où on a fêté dignement les 30 ans d'une copine.
Dimanche, on s'est encore levé aux aurores (mais un peu plus tard : vers 14 heures)… pour aller se promener le long de la promenade plantée, jusqu'à la foire du Trône au bois de Vincennes qu'on a traversée pour se retrouver sur des chemins un peu plus calmes et rentrer en métro pour écourter le retour et ne pas être en retard au concert du soir : « Hommage à Nougaro » au Cirque d'Hiver dans le cadre du Bose Blue Note Festival pour lequel j'avais eu deux places VIP grâce à Piper-Heidsieck, fournisseur officiel du festival[1]. Organisation à revoir… Le concert devait commencer à 20 heures, mais à 20 heures, les musiciens s'échinaient encore dedans à essayer de faire rentrer tous les instruments, mettre en place tous les câblages… sur la scène, trop petite. Evidemment, personne n'avait songé à tester cela avant, donc tout le public attendait plus ou moins sagement (de moins en moins, surtout vers 20h30) devant, en pestant. Une fois assis dedans, ça allait déjà bien mieux ! Et le spectacle était pas mal. On a vu tout plein de monde, le concept étant que chaque artiste venait interpréter un à deux succès de Nougaro, puis cédait sa place à un autre. Entre autres : Bénabar (très belle voix), -M- toujours coiffé en Mickey, Sandrine Kiberlain, toute de blanc vétue, Hugues Aufrais en jean de la tête aux pieds, Sansévérino qui devait avoir fumé un peu trop d'acide, vu la façon dont il sautillait partout sur scène, Art Mengo, les deux têtes brûlées de l'ex groupe Zebda, Aldo Romano… Après le concert, nos pass VIP nous ont propulsés à l'after-show Piper-Heidsieck avec champagne et petits fours dans le cadre des Ecuries du Cirque, moquetées pour l'occasion. Une très belle soirée.
Et pour finir en beauté : retour à Reims dans la foulée. Tellement rapidement que j'ai eu l'impresssion que le périphérique n'était qu'une voie d'accélération…
Lundi, retour au bureau, avec son cortège de bonnes ou moins bonnes nouvelles, c'est selon. Dans les moins bonnes, Thomas est reparti pour les USA. Dans les bonnes, la semaine a passé plutôt vite. Avec une virée à Paris mercredi pour régler des soucis avec l'agence de communication qui suit les dossiers de Piper-Heidsieck.
Et un dîner avec les survivants de la troupe de théâtre d'improvisation mardi soir. 
Ce week-end s'annonce pluvieux, je rentre à Maizeray me faire chouchouter avant d'entamer une nouvelle semaine !
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[1] L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. Nan, c'est vrai, il faut le dire, parce que sinon, on se fait taper sur les doigts avec la Loi Evin. Et en ce moment le directeur juridique de Piper est plutôt tatillon, alors ça devient un réflexe, de faire apposer partout la mention sanitaire…

09 avril 2005

Temps de chien, vie parisienne

La niouzlettre on-time cette fois-ci. Comme quoi avec un peu de volonté on fait des miracles…
Alors, on reprend chronologiquement. Vendredi dernier, je me suis éclipsée du bureau vers 17 heures, ce qui m’a permis de rentrer tranquillement en voiture à Maizeray : le retour de l'enfant prodigue fêté avec une soupe à l’'oseille, et avec force détails sur le voyage en Inde des parents.
Samedi, virée à Metz pour aller chez le coiffeur. Cadre luxueux et tout le monde aux petits soins, j'’y ai tout de même passé pas loin de deux heures et pour quel résultat ! J’'en suis sortie guillerette avec les cheveux… courts. Papa en a frisé la crise cardiaque : à croire que l'’essence même d’un être se dissimule au plus profond de la kératine des cheveux. Sinon, le verdict global (collègues ou amis) : ça change, ils aiment bien. Ça tombe pas trop mal : moi aussi.
Dimanche, glandouillage, intendance et promenade des chiens : grande balade au soleil, enfin !

Lundi, j’ai réattaqué en parisienne (presque) accomplie : voiture jusqu’à Reims puis train pour Paris, j’'étais toute la journée sur place avec plusieurs rendez-vous. Un chez Arthus-Bertrand place Saint Germain, où la chef de produit que j’ai rencontré m’'a montré pendant presque deux heures toutes les collections sur lesquelles elle travaillait… et m’'a offert à la fin une parure collier –& bracelet faite pour Lancôme en partenariat avec Swarovski.
L'’après-midi, j’ai rencontré la rédactrice de la newsletter Piper-Heidsieck, avec qui, après avoir parlé boutique, on a embrayé sur New-York dont elle revenait tout juste et moi aussi.
Puis j’'ai courru au studio de production chargé de la réalisation des DVDs Piper-Heidsieck, pour valider leurs dernières modifications filmiques (ça se dit ?), et aussi de galette et jaquette du DVD en lui-même. Après ça, c'’était le bonheur de sauter à nouveau dans un train pour revenir dans le calme rémois.

Mardi et mercredi, j’'étais à Reims. Petit cours d'’improvisation, lectures diverses… J’'ai achevé en deux jours le dernier Ken Follet en date,– Peur Blanche,– l’'histoire d’un virus ultra dangereux dérobé à un laboratoire en Ecosse. Un thriller comme on les aime et qui nous fait dire « allez, encore un chapitre et je me couche » et on se retrouve trois heures plus tard à terminer l’'ouvrage.

Jeudi et aujourd'’hui : de retour à Paname. Hier une réunion pour le festival de Cannes –: le groupe Rémy Cointreau en est partenaire officiel –- avec le head office de Nikki Beach et tous les responsables relations publiques de Rémy Cointreau. Aglagla maman… en fait j’'ai surtout trouvé les deux responsables de Nikki Beach un peu trop « américaines » : sourire ultra bright, teint hâlé et assurance à toute épreuve, dédain assuré. Je me calme, je me calme… C'’est leur boulot.

Hier soir je me suis offert une french manucure à la sortie du bureau avant de retrouver Jean-Baptiste à dîner dans un restaurant du Marais interlope. Amusant !

Aujourd'’hui je rencontre un groupement de photographes pour les faire éventuellement travailler sur des photos du vignoble Piper et dans l'’après-midi, je file chercher mon chéri à l’aéroport : il est revenu pour le week-end…:)

02 avril 2005

Comment ça, je suis en retard pour ma niouzlettre ?

Je prends enfin le temps d’écrire la niouzlettre… Il faut avouer que ces deux dernières semaines ont passé très vite.
La semaine dernière d’abord. De lundi à mercredi, au bureau à Reims, rien d’'extraordinaire. Si ce n'’est qu'’après avoir consulté une petite dizaine de fournisseurs et évalué environ une cinquantaine de propositions, on a enfin trouvé le stylo de nos rêves –- ou presque –- pour Piper-Heidsieck. Je commençais à désespérer.
Cours de salsa lundi soir, où on m’'a demandé si j’'étais prof d’'anglais, parce que j’'ai du répondre avec un accent trop bien pour une française basique à « Hello », par réflexe, « Hi, how are you ? ». Amusant…
Mardi soir, cours d’impro à l’'ESC, 

puis dîner d'’impro à la pizzéria La Dolce Vita -– ce n’est pas moi qui ai choisi ! 

Avec Grégoire, ensuite, un petit cocktail à l’'Apostrophe, lounge en vogue de la Place d'’Erlon. L'’entrée se fait par une « revolving door » à l’'américaine, puis on passe entre de longues tentures en velours rouge. Tout dans les tons foncé, de l’'ocre au rouge, fauteuils de velours, et grand escalier en métal pour accéder à l'’étage. La musique est électro-latino-trip-hop. Ca se laisse écouter sans perdre le fil de la conversation… du coup on est resté jusque minuit bien passés.
Mercredi, repos ! Car jeudi je suis partie à Paris travailler toute la journée au siège de Rémy Cointreau, boulevard Haussmann. Avec, à la clé, un rendez-vous le matin avec l’'agence de communication qui a les dossiers de Charles Heidsieck. Ce qui nous a permis, sur le coup de midi, de goûter une bouteille de Blanc des Millénaires 1995, plutôt pas mal, je dois dire…
Le soir, j’ai dîné avec Jean-Baptiste dans un petit restaurant oriental du Marais, où on est allé jusqu'’à s’'empiffrer de loukoums à la fin du repas. Rien que d’'y repenser j’'ai mal au ventre !
Vendredi matin, étant restée dormir à Paris, je me suis envolée de Roissy pour Newark, l’'autre aéroport de New York. Je dis l’'autre, parce que tout le monde a l’i'mpression que c'’est bien plus loin que JFK, non, c'’est juste dans le New Jersey. La seule vraie différence, c’'est à l’'arrivée : les douaniers font le concours du plus désagréable. La douanière-dragon que j'’ai approché m’'aboyait littéralement au visage, j’'étais contente de comprendre son anglais du premier coup… Et tends moi cet index pour empreinte, et enlève moi ces lunettes, approche toi que je te prenne la bouille en photo. Et combien de temps tu restes à NY, et pourquoi y vas-tu, comment connais tu les gens que tu vas voir, montre moi ton billet retour, as-tu déjà travaillé aux US, etc. C’'est pire qu’'un entretien de recrutement… Evidemment, dans ces cas là, on dit juste « je vais voir des amis » et pas « je vais voir mon boyfriend », ce qui aurait le don de leur donner une bonne raison pour me cuisiner une demi heure de plus (montre en main) dans une petite salle bien à l'’écart. Yuk.
Week-end à New York… Epoustouflant, impressionnant, déjà terminé. Comme d’'habitude. 

Petit resto japonais, grand brunch de Pâques, promenades le long de l’'Hudson River jusqu’'à la jetée de la 72ème rue, café entre amis, dîner dans un restaurant turc (Ali Baba, sur la 34ème rue entre la 2ème et la 3ème avenue, très bien). Soirée concert au Groove dans Greenwich Village, concert live. Ciné aussi, « Robots», un film d’'animation à la Monstres et Compagnie. L'’ensemble est assez amusant, le scénario basique, les dialogues sont bons. Mais tout ça a bien du mal à démarrer, on passe un bon 1/4 d’heure au début à de demander où cela va nous mener !
Lundi, sur place, j’ai passé deux entretiens de recrutement. Le premier chez Millissime, l’'entreprise qui est chargée des relations publiques pour le Champagne Nicolas Feuillatte et le Beaujolais, aux USA. Poste à pourvoir de suite (yuk), mais visa complètement à mes frais et salaire de misère. Impression globale mitigée, mais une expérience certaine à acquérir.
Le second ? Chez Sopexa, compagnie française chargée de promouvoir les produits français à l’'étranger. Pour un poste de « Wines of France Ambassador », un CDI/VIE de 9 mois à priori à partir de juillet. Pour promouvoir les vins de France sur les cinq plus gros marchés US : Californie, Floride du Sud, Chicago, Washington et New York. Avec un salaire décent, et l'’ambiance a l'’air top…
Entre temps, en rentrant, j’'ai vérifié mon statut légal, je peux y retourner. J’'attends donc la réponse de Sopexa qui voit plein d’'autres candidats (moi moi moi !) et je croise les doigts.
Rentrée mardi matin, la journée de boulot dans la foulée a été plutôt violente. On fait des miracles avec le « caféine shoot » comme disent les américains ! Mon rendez-vous de 13h30 est passé comme une lettre à la poste, celui de 15h a été plus difficile à suivre.
Je suis rentrée en train à Reims vers 19h, une douche et au lit : le bonheur simple…
12 heures de sommeil plus tard, j’ai repris ma vie de rémoise accomplie. Depuis, je me bats avec Arthus Bertrand sur pas mal de dossiers, et j’'ai la nette impression d’'avoir une chef de produit un peu blonde au bout du fil…
15h : c’est urgent, Virginie, rappelez moi. Ce à quoi la donzelle me dit oui ouiouioui.
18h : après exactement 5 coups de fil de ma part, le 6ème (toujours de ma part) est fructueux et je tombe enfin sur elle, elle a les infos qu’'elle me devait pour 15h30. Harassant.
Mais si tout était merveilleux dans ce bas monde, je me tournerais les pouces en ce moment, non ?