8 septembre 2008

Il pleut (encore) dans mes chaussures

Ce samedi, j'ai oublie une des regles d'or de New York : quand la meteo nous annonce des heavy rains, on met des bottes. Point.
L'apres-midi avait bien commence. Il faisait certes gris mais bon. La meteo nous prevoyant le passage d'Hanna (l'ouragan declasse en tempete tropicale) en fin d'apres-midi, voire le lendemain.
Je mets donc fierement des petites chaussures, et je glisse un parapluie dans mon sac au cas ou.
13h. Gris. Chaud.
14h. Gris. Chaud.
15h30. Gris. Quelques gouttes. Rien de mechant.
On visite un musee.
16h30. Gris. Le de-lu-ge.
Mes bouts de chaussures et moi nous observons en silence et soupirons, partant a l'attaque de la pluie, on en a vu d'autres. Oui. On a aussi vu d'autres flaques d'eau, mais pas d'aussi profondes depuis longtemps. D'ailleurs, a ce niveau, on n'appelle plus ca des flaques, on appelle ca des etangs. Ou des piscines. C'est selon.
Bref, ma chaussure droite a fait un tres joli plongeon, et le temps que le neurone qui dirige la chaussure gauche se mette en alerte, elle avait coule. Tous mes petits orteils ont couine de mecontentement mais il fallait bien marcher jusqu'au metro, puisqu'a New York, on l'a deja vu, quand il pleut, le taxi se volatilise. (Loi de Murphy numero 356 : le nombre de taxis libres est inversement proportionnel a l'intensite de la pluie ou neige qui tombe a un instant T)
Donc, mon parapluie, mes pieds qui couinent et mes chaussures qui font deja chouic chouic, on se dirige comme on peut vers la station de metro, quand le vent s'en mele, donc on s'accroche encore un peu plus au parapluie, mais le pantalon, ca y est, il pese 2 kilos de plus qu'au depart et sans ceinture, il faut le tenir pour qu'il evite de tomber sur les chevilles, dans un esprit de pure protection bete (=il croit, ce grand benet detrempe, qu'il va proteger les chaussures du reste de la pluie huhuhu c'est pas drole).
A chaque pas, un petit geyser d'eau ressort de dessous mon pied pour y rerentrer aussi sec aussitot* (c'est peut etre des gouttes d'eau neuve, mais je ne fais pas vraiment la difference, hein). Quand j'arrive au metro, je prend alors bien conscience de l'expression trempee comme une soupe. Je ne suis pas la seule dans ce cas, mais je suis la seule, dans le metro, a montrer a tout le monde qu'en retirant mes chaussures, j'en fais couler une petite riviere : je viens d'inventer la gourde-chaussure (ou la soupe de pieds, c'est selon le point de vue).
Evidemment quand je sors du metro pour aller chez moi, la loi de Murphy numero 356 se repete, et je me fais les derniers metres marathon avec mon pantalon qui pese maintenant 15 tonnes et qui a decide de changer de camp : deverser tout ce qu'il peut sur mes chaussures vu que je le laisse meme pas les proteger un peu plus.
J'ai fini par arriver chez moi, je pense que les voisins ont pu me suivre a la trace et pour un peu, j'aurais pu inviter les saumons du coin a me suivre...
Petite consolation : le the bien chaud apres la douche reparatrice (avoir l'impression de se faire mouiller par volonte et non par depit) devant l'ordinateur, et que mon malheur vous fasse au moins sourire.
Je ne pourrai que trop le repeter : quand la meteo annonce des pluies torrentielles, j'arrete de tergiverser : je mets des bottes.
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*
le mot sec ne colle pas bien maintenant. Ou alors c'est du cynisme a l'etat pur...

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