23 mai 2011

Pérou, jour 3 : de Lima a Puno

Reveil violent a 5h du matin, preuve que l'on peut dormir meme berce par des marteaux piqueurs.
Le receptionniste de l'hotel a un malheureux strabisme convergent qui lui rend difficile l'addition de noter chambre d'hotel et note de restaurant d'hier soir mais nous offre gentiment des lunchboxes en contrepartie du petit-dejeuner qu'on n'aura pas pris ce matin, puisqu'on part trop tot !
Le taxi est une petite Mitsubishi jaune dont le conducteur n'actionne pas le frein a main et de fait, il doit tenir le coffre et retenir la voiture de tout son pioids pour lui eviter de filer quand on met une valise dedans avec un peu trop d'entrain. On est ensuite verouilles dans la voiture et le chauffeur marque les feux rouges et stops comme des cedez-le-passage a moins d'etre contraint de s'arreter...
Surprise a l'aeroport : Lan Perou n'a pas juge judicieux de nous dire qu'on aurait pu dormir deux heures de plus. Notre vol de 7h15 est desormais prevu au depart a 9h15... Joie. On enregistre nos bagages, puis on se trouve un coin ou prendre un cafe dans l'aeroport, qui parait plus moderne et bien mieux entretenu que bien des aeroports americains ou europeens. Meme les annonces en anglais sont claires et nettes mis a part une erreur qui leur fait dire "passengers are request to board" au lieu de "requestED".
Dans l'avion (qui part a l'heure), on nous distribue des petites boites a snack qui feraient rougir les galettes bretonnes de notre cher pays : 
un morceau de cake, des biscuits facon rems au sesame, et un chocoteja, un bonbon de chocolat rempli de dulce de leche (inutile de dire que c'est bon !). 
A la descente vers Juliaca, on distingue le lac que je prends en photo, majestueux. 
Des bassins (d'extraterrestres, surement)

Les maisons de Juliaca et sa banlieue-favela semblent toutes s'etre arretees en pleine construction, barres de metal du beton arme, dressees vers le ciel. 
Je sais pas vous mais moi j'aurais du mal a faire confiance 
au neurologue du rez de chaussee... 
quoi que je sais pas si le dentiste est mieux... ?
Des que l'on quitte Juliaca, le paysage est une campagne rase qui a des airs eternels, immuables.
A part les pubs, bien sur. 
Dans Juliaca comme a Puno, on croise des dames en costume traditionnel, ample jupe aux lourds volants de velours et micro chapeau pose sur la tete. Certaines portent leur enfant sur le dos.
Notre hotel est au bord du lac, que l'on voit depuis la chambre. 
Sur la pelouse de l'hotel, des lamas paisent tranquilement au milieu des cochons d'inde sauvages qui se font la cour(se).
On depose nos affaires puis on saute dans un combi, minibus-camionette qui fait un arret presque tous les 10 metres et le trajet jusqu'au centre ville de Puno prend des airs de grande aventure pitoresque au milieu des locaux qui nous regardent en se marrant. C'est ensuite l'opportunite de nous perdre en ville, de demander notre chemin, de marcher doucement pour survivre aux 3,500 metres d'altitude, traverser une placette, longer une rue commercante pour atteindre la place d'Armes, de dejeuner dans un restaurant dont le balcon surplombe la place en question. 
On a l'imppression que le temps s'est arrete a Puno, et qu'il y a cinquante ans comme dans cinquante ans plus tard, rien ne changera.
Premier ceviche du sejour : a la truite, un regal. Le dulce de leche de la carte des dessert crie mon nom mais je reste stoique !
Visite de la Casa del Corregidor, devenu un mini centre commercial equitable, avant d'aller visiter le musee Carles Dreyes ou la piece maitresse, le Grand Tresor de Sillustani" est un ensemble de 501 plaques d'or qui ont donne leur reputation au musee. Dans la foulee on visite la cathedrale, fermee plus tot dans la journee. La facade, sculptee, en pierre, est magnifique. 
L'interieur ascète en contraste. L'eglise Saint Jean Baptiste n'est pas ouverte quant a elle, et on ne peut qu'admirer sa facade avant d'aller se venger en visitant... le musee de la coca et des costumes peruviens ! Veridique. Le documentaire sur le folklore peruvien et ses costumes etait un peu du mal a suivre (surtout en phase alcaline post prandiale) mais celui sur la coca tres bien fait. On est ressorti du musee avec des bonbons a la coca censes aider a combattre le mal d'altitude (et me donner une bonne excuse pour les tester, du coup).
Rentres a l'hotel, on se balade jusqu'au bout du dock qui lui fait face. 
La est a quai le plus vieux bateau en fer motorise du monde, El Yavari, ou les guides payes une misere restent dormir la nuit, a l'avant du bateau que du coup, on ne visite pas...
Diner a l'hotel ou on teste une soupe de grains andins (quinoa et fromage andin, entre autres) et de l'alpaca en sauce (oui je sais, c'est mignon un petit lama ou un petit alpaca... Mais en meme temps on mange bien les petits agneaux alors hein).

1 commentaire:

  1. c'est passionnant tout ça, vivement la suite...

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