24 mai 2011

Pérou, jour 4 : sur le lac Titicaca

Lever de soleil sur le lac : magique, magnifique, éternel. 
Lorsque l'on prend notre petit déjeuner, on continue a admirer la vue par la baie vitrée, ainsi que les cochons d'inde qui font la bamboula dans l'herbe, avec les sternes (?), et autres petits oiseaux. Je reprends quelques photos puis on se prépare pour notre journée, sur le lac, a visiter les iles flottantes d'Uro et la vraie ile de Taquile. Il y a grève a Puno : pas de bus... Du coup, service VIP pour la balade sur le lac : on vient nous chercher directement en bateau, au débarcadère de l'hôtel. 
15 minutes de bateau plus tard, on accoste aux iles Uro. 
Flottantes, sur lesquelles sous couvert de nous faire découvrir les traditions locales, on essaie évidemment de nous vendre le moindre brin de paille tresse, mais heureusement, avec le sourire et sans insister. 
On fait même un petit quart d'heure en bateau Uro, une construction en paille aussi, et soutenue pour la flottaison par... des bouteilles en plastique vides ! 
Jusqu'à Taquile, deux bonnes heures de navigation sur les eaux noires du lac. 
A Taquile, on aborde la montée vers le village au sommet de l'ile avec application mais doucement pour ne pas trop souffrir de l'altitude. 
On avance la encore dans un paysage éternel, une Corse andine fragrante, qui a sa version de la nevida corse: la muna, 
une menthe minuscule qui se boit en infusion et aide a combattre le mal de l'altitude. 
Si nous étions montes touuuut en haut de Taquile, nous aurions passe la barre de 4000 mètres d'altitude, mais on ne marche "que" 45 minutes pour atteindre le centre du village, ou l'on déjeune au restaurant communal.
Soupe de quinoa, truite du lac et infusion de muna. Le guide en profite pour nous donner des informations sur l'Ile et les coutumes. 
A Taquile vivent environ 2000 personnes, qui vivent jusqu'à 100 ans facilement (même si on meurt de cancers de la peau par ici, la faute au soleil qui tape sacrement avec l'altitude), dans une économie de troc (entre eux) et d'argent (avec les touristes et le monde extérieur). L'électricité ? Des panneaux solaires, achetes entre $800 et $900, soit environ 3 ans d'économies ! Les hommes, une fois maries, doivent servir la communauté chacun leur tour en tant que bénévoles - ils sont alors leaders de leur communauté, chacun leur tour. Le roulement évite, dixit le guide, des soucis de corruption majeure. Cote costumes, les hommes célibataires portent un bonnet blanc et rouge, les maries un bonnet rouge, et les leaders un sombrero + un bonnet multicolore. Les femmes, une mantille noire. Les femmes, a leur mariage, font cadeau a leur époux d'une ceinture de protection lombaire (les hommes portent jusqu'à 50 kilos de vivres du port vers leur village, tous les jours) partiellement faites de... cheveux humains.
Balade sur la place du village avant de redescendre par l'autre versant de l'ile vert le petit port ou nous attend notre embarcation. 
Retour en bateau vers Puno sur les eaux sombres du lac du "puma gris". 
A l'approche du Puno, on admire les files ininterrompues de camions et camionnettes : les grévistes anti gouvernement, nous dit le guide. Du coup, on a droit au service VIP au retour aussi et on est a nouveau déposé au débarcadère de notre hôtel.
Moins VIP : vu que les grévistes vont bloquer les routes, on prévoit de prendre un taxi a 5 heures pour être a l'heure a l'aéroport. Du coup, on dine vite fait a l'hôtel pour se coucher tôt et survivre au départ aux aurores demain matin.

1 commentaire:

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