Paris s'endort, lovée comme un chat au soleil, on y flâne le nez en l'air, et j'y prends les murs en photo. Pochoirs, collages, pochoirs collés, la diversité du street art parisien m'épate, et on est loin des seuls Space Invaders en mosaïque (qui sont d'ailleurs régulièrement détruits par des petits malins qui voudraient les avoir chez eux plutôt qu'au coin de leur rue).
Souvenirs d'une petite française qui vécut 8 ans à New York, et tribulations plus récentes
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10 août 2015
03 août 2015
In Situ, au Fort d'Aubervilliers
En fin d'été dernier, je suis allée sur le site du Fort d'Aubervilliers, voir les oeuvres du projet In Situ. Sur un site industriel en friche, une cinquantaine d'artistes ont été conviés pour décorer, taguer, relooker l'endroit, qui est resté ouvert aux visiteurs pendant deux mois environ, et qui, depuis, a été rasé pour en faire un éco-quartier, il me semble. (les éco-quartiers sont à la mode dans les banlieues parisiennes, ça fait plus chic qu'une barre HLM et ça se vend plus cher, aussi).
C'était un peu un Five Pointz parisien éphémère... et un plaisir de se balader sur le site.
Je ne pourrai pas citer tous les artistes qui ont participé au projet, mais JR, voui, je connais, thank you beaucoup.
Et histoire de donner le ton, le chemin qui menait au site était balisé de poteaux, eux aussi redécorés pour l'occasion, avec un petit air étrange, et, de temps en temps, quand le haut du poteau s'était vu le terreau parfait pour les mauvaises herbes, une tête hérissée végétale du plus bel effet.
Si vous êtes curieux d'en voir un peu plus, la vidéo de visite virtuelle est toujours disponible sur le site d'In Situ.
22 juin 2015
Le Louvre, pour moi (ou presque)
L'an dernier (voui je sais, j'ai du retard dans mes photos, et c'est pas peu dire), j'ai pu avoir le Louvre pour moi (presque) toute seule : après un salon pro au Carrousel du Louvre (les grandes salles en sous-sol), on nous a proposé de visiter le musée, par petits groupes, avé un guide. Après la fermeture.
Que dire ? La Joconde pour 20 personnes, quand en temps normal, y'en a plutôt 200 dans la salle, c'est juste un truc de malade.
Tellement que, impressionnée que j'étais, je n'ai même pas osé le selfie avec Mona Lisa, et pourtant, j'aurais pu.
Mais devant Delacroix, je n'ai pas résisté, j'ai demandé à une copine qui m'accompagnait d'immortaliser la salle presque vide.
Je vous épargne La Liberté Guidant le Peuple (floue).
Mais je vous montre moi, dans la salle (encore plus floue, mais tant pis).
Depuis, les expos, ben, comme tout le monde, hein. Je joue des coudes pour me mettre un peu devant les grands, et voir quand même les tableaux !
Mais le matin, le site est encore bien calme. Et quand le soleil de juin pointe (enfin) son nez, c'est un plaisir de s'y poser quelques instants.
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