09 juillet 2005

Yellowstone : suite et fin

Toutes les bonnes choses ont une fin... Derniers petits dejeuners pantagrueliques. On appelle ca un "lumber jack", grosso modo, c'est le petit dejeuner du bucheron. Des oeufs, des toasts, et une montagne de pancakes. Oui parce que c'est bien connu, aux Etats-Unis, on trouve de la bouffe nulle part, alors au cas ou, faut bien se remplir la panse...
Aujourd'hui, on marche autour d'autres piscines de souffre.
Sur le parking au retour de notre balade, meme les oiseaux sont bien alignes.
On n'oublie pas qu'a la grande epoque de la "Louisiane", le territoire francais s'etendait jusqu'ici, Yellowstone. Il en reste quelques vestiges :

On quitte ensuite le parc (soupir) mais heureusement, on n'est pas completement depayse puisqu'on traverse Montpelier :

Puis, on hesite : Paris ou Salt Lake City ?

Bon, d'accord, Salt Lake City. Mais avec un petit crochet par Paris, quand meme.

A Salt Lake City, certains carrefours sont munis de petits drapeaux reflechissants pour que le pieton puisse traverser sans risquer de se faire ecrabouiller sur la chaussee. C'est chouette non ?

08 juillet 2005

Yellowstone : Mamott Hot Spings & Osprey Falls

Le matin : toutes les couleurs de l’arc-en-ciel dans les « piscines » acides en terasse de Mamott Hot Springs.

Plutôt chouette, pour les photos ! Et impressionnant aussi. On nous prévient qu’il ne faut surtout pas marcher en dehors de planches qui font le chemin : le sol thermal est si peu épais que ça en est dangereux, et à ces endroits, l’eau est si acide qu’elle peut faire fondre des bottes. Gloups…


L’après-midi : une rando à priori facile jusqu’aux chutes d’Osprey. Je dis à priori, car sur 5 kilomètres, du plat sur un grand chemin. Et le dernier kilomètre, un petit chemin avec des gravillons, descendant rudement vers les cascades, tout en bas. Je me suis vue tomber, glisser, mourir au moins 40 fois, avec Thomas qui me disait d’avancer. Mais-euh ! Au final, oui, c’était superbe, ça en valait la peine et j’aurais eu tort de rester en haut. Pour remonter, j’ai eu moins peur, et même si ça m’a essoufflée, j’ai survécu.

La surprise est venue d’en haut…
Mise en situation. On a passé toute la semaine à randonner en claquant dans nos mains et en chantonnant : les guides vous disent de ne pas effrayer les ours (ben tiens). Et là, on venait de monter une bonne demi-heure sans parler, pour s’économiser. On arrive en haut, et sur le chemin, un peu plus loin, on voit… un ours. Gloups !
Ceci n'est pas un ours mais un bison
(N'en déplaise à Magritte)
(On a pas essayé de prendre l'ours en photo mais de lui échapper)

Ca donne « Nounours, il est où le nonours ? » Et de faire « Ding ding ding » comme si on avait une clochette pour l’appeler à dîner avec nous. Et là, tout ç coup, au moment où on s’y attend le moins, le nounours tourne la tête vers nous et s’approche d’un pas nonchalent. Hirk. Alors on se rassure… On a bien jeté le ½ pancake qui restait ? Ah non ? Et il nous reste aussi de la confiture dans le sac ? Ahhhh…. La bonne idée. Re-hirk. Photo ? Non, détour de balade. Et on fera la sieste après, voilà ! C’est le moment de reculer – sans lui tourner le dos – et de partir – sans courir. Il nous suit ? Ben ch’sais pas, moi, j’ai pas les yeux derrière la tête, il faut que je m’arrête pour ne pas me prendre les pieds dans les branches si je veux voir où il est !!! Alors on continue à marcher ! On flippe un peu lorsqu’on se rend compte qu’il suit nos traces et on est content ensuite de voir qu’il a abandonné l’affaire. *soupir*…


L’hôtel, le soir, rassure nos âmes d’aventuriers ! On en rit maintenant, mais sur le coup, on ne faisait pas tant les fiers.

On dîne dans un minuscule restaurant, le « D & M Café », d’un T-Bone monstrueux pour se remettre de nos émotions.

Sur la page Mexicaine du menu : Please note that our recipes were taught to us by a Mexican native. If you think Taco Bell is THE reference for Mexican food, please do not order anything from this page.
Arfarf…

07 juillet 2005

Vu sur un tee-shirt à Yellowstone

Let your kid pet the mooses
Feed the bears
Ride the buffalos
Walk off the boardwalks
Go & play in the mudpods
Sit on a geyser
Swim in the grand Prismatic Spring…
Red Cross : We thank you for your support

Et sur un autre tee-shirt : Un panneau disant « Do not feed the bears » et juste à côté, un ours avec des bois de cerf ficelés en haut de la tête et un grand sourire bien hypocrite, tenant une petite pancarte « I AM NOT A BЭAR »…

Yellowstone : South Rim Trail

Toujours dans notre délire de petits déjeuners, ce matin, c’était la version pancakes… C'est-à-dire une omelette et des pancakes. Dont on n’a réussi à manger que la moitié, et ce n’est pas faute d’avoir faim, c’est vraiment, vraiment trop. Amusant : en rentrant à l’hôtel après le petit déj, on a trouvé Kurt, le propriétaire en train de faire lui même le ménage. Pour l’anecdote : Kurt, profile du biker, avec ses tatouages sur les bras et ses cheveux longs… On l’imagine plus en train de fendre la brise sur une grosse cylindrée qu’à remettre des lits au carré. En fait, sur le trolley qui l’accompagnait de chambre en chambre, il avait collé… des autocollants Harley-Davinson ! Arf arf arf…

En matinée, on s’arrête à Artists PaintPot : petits geysers, fumerolles et mudpods qui glougloutent en relâchant dans l’air des odeurs de souffre… Yuk !

Aujourd’hui, direction le canyon de Yellowstone, le long duquel on a roulé sur la partie Nord, et le long duquel on marché sur la partie Sud (South Rim).

D’abord en descendant 328 marches en métal (ajourées, c’est plus drôle), pour descendre approcher une cascade,

puis qu’on a remontées (argh) avant d’entamer une marche un peu plus pépère mais infestée de moutiques – mes bras et mes jambes s’en souviennent encore. Dès qu’on commence à marcher, plus personne… Dès qu’on atteint à nouveau un point accessible en voiture, cela grouille de touristes ! Donc on a été tranquille sur la majeure partie du trajet, ouf que parce que sinon bof. Na.

La balade aller-retour nous a pris pas mal de temps, d’autant plus qu’on s’arrêtait de temps en temps aux points de vue pour admirer le paysage et prendre quelques photos.

Le soir, rentrés pas trop tard à l’hôtel, on s’est décidé pour LE restaurant italien de… l’aéroport de West Yellowstone (une piste, deux gates, un restaurant), qui était plutôt sympatoche. Et les couleurs du ciel au coucher de soleil, soooooooooo nice !

06 juillet 2005

Signal Mountain Summit et Old Faithful

Petit déjeuner dans le restaurant de la veille, au lodge. Dehors, les « pikas » galopaient dans la pelouse, grouillant de partout. On avait l’impression de ne rien voir, et tout à coup, on se rendait compte qu’il y en avait partout.


On a toujours du mal à se rendre compte des proportions, surtout avec nos petits neurones de français endormis, au petit déjeuner. Je demande une omelette et un bagel, Thomas une omelette et des French toasts (pain perdu) – à la moitié de l’omelette on se regarde, le ventre déjà plein. Argh ! Gargantuesque, le petit déj…

On comprend mieux pourquoi les américains ont atteint une telle ampleur corporelle… Et encore, nous, on va se dépenser un peu aujourd’hui, on va marcher. Alors eux, si en plus, après ils se tannent devant la télé, là encore, on comprend mieux pourquoi les avions américains ont profusion d’extenseurs de ceintures de sécurité.

On s’est fait ce matin une petite balade (12 kilomètres) : « Signal Mountain Summit ». Le guide disait « début difficile car cela monte beaucoup »… On cherche encore le début difficile… ! On a croisé une sorte de dindon qui glougloutait devant nous, marchait et nous montrait le chemin, on a eu bien du mal à le prendre en photo même si le cœur y était.

Jolie promenade, mais un peu monotone sur le début, car toujours dans la forêt. Dès qu’on a monté un peu, on a émergé de la forêt, et on a commencé à voir les pics de Teton. Par contre, quelle chaleur ! Arrivé en haut, on se serait bien posé un petit peu, mais pas d’ombre, ou alors si, mais pas sans l’option moustiques ! Donc on est redescendu se tremper les pieds dans Jackson Lake avant de prendre la route direction Yellowstone.

Yellowstone… Pour moi c’était jaune partout, avec des geysers et des tas de couleurs. C’est le cas, mais pas partout ! A plus de 2500 mètres la forêt tient encore, des sapins partout, alors qu’en France à cette altitude on n’a quasiment plus de végétation.
Parc naturel. Et c’est bien le cas : on voit profusion de bisons, cerfs et daims en liberté. Comment les voir ? On tourne la tête, on les aperçoit entre les arbres, souvent. Et si on a du mal soi-même à les voir, alors, facile, il suffit de s’arrêter dès qu’il y a un petit attroupement au bord de la route : on est sûr qu’il y a au moins une bestiole à proximité.


Dans Yellowstone on s’est arrêté pour attendre l’éruption d’Old Faithful, le plus grand geyser et le plus connu. Il crache régulièrement son eau à près de 20 mètres de hauteur toutes les heures et ½.

Puis on a terminé notre périple à West Yellowstone, en se posant au « Golden West Motel », et en allant dîner dans la petite ville, touristique, ehhh oui !