05 juillet 2005

Teton National Park, les Pikas

Ce matin, on entre dans Teton National Park, après avoir traversé Teton Village.
Une cahute de rangers à l’entrée, contre monnaie sonnante et trébuchante, on nous octroie un pass pour une semaine et un plan du parc. On est ensuite sur une petite route qui ressemble un peu plus à un chemin de terre, au milieu de la végétation… Le sentiment ne dure pas : on revient aussi sec à la civilisation avec une belle grande route bien large, avec les bandes jaunes au milieu, oh yeah…
 
Tous les abords de sites à voir sont pourvus de parkings, visitor centers, petites boutiques ad hoc. L’américain ne s’enfonce pas dans la grande nature comme le français et le fait en continuant à consommer allègrement.


On a décidé, aujourd’hui, avec Thomas, de se faire la ballade randonnée autour de Jenny Lake : une promenade dite « moderate » sur l’échelle « easy – moderate – difficult » mais de 16 kilomètres tout de même. C’est le tour du lac, avec de petites montées pour en apprécier la vue.
C’est beau, c’est très beau, et c’est plein de touristes, parce que c’est un chemin assez plat ! On prend des photos, on admire les cascades. On se pose à « Inspiration Point » pour la vue, grignotter une barre de céréales et on se fait alors… assaillir par les « pikas », des petits écureuils à la Tic et Tac de Walt Disney, pas plus gros que le poing, et qui viennent galoper autour de nous dans l’espoir de retrouver une miette égarée. Evidemment, on a interdiction stricte de les nourrir, mais pas de les attirer avec le… papier de notre barre de céréales : qui les intéresse beaucoup ! La casquette de Thomas aussi d’ailleurs… Ne me demandez pas pourquoi !


Au détour d’un sentier, on croise aussi une petite marmotte, mais à part ça, surtout des américains essoufflés ou coup-de-soleilés.
La promenade autour du lac nous prend jusqu’à la fin de l’après-midi, et avant de monter dans la voiture direction notre lodge, on prend le temps de tremper les pieds dans l’eau froide du lac, ouf !
oui, je suis cuite. 

Au lodge… Surprise ! Thomas avait booké une chambre via Orbitz, qui a planté le fax de réservation. On a donc eu l’air malin à la réception de voir l’air étonné du propriétaire… qui a tout de même contacté Orbitz pour savoir le pourquoi du comment, et qui, heureusement, avait encore une chambre disponible ce soir là. Sinon on aurait eu l’air fin…
Dîner au restaurant accolé au lodge : en fait on n’avait pas vraiment le choix à Hatchett… Thomas un burger au … bison et moi de la truite locale. Miam miam !

04 juillet 2005

Voiture voiture voiture...

Ce matin je me lève avec l’envie d’être une grande sportive. A l’aube (vers 8h30 du matin), je mets mon maillot de bain et je vais faire quelques longueurs dans la piscine de l’hôtel pour me réveiller. Ca laisse entre autres le temps à mon petit grizzli préféré d’émerger sans que j’ouvre violemment les rideaux !

Après le petit déjeuner, on embarque dans notre Stratus pour faire du chemin. But : atteindre Driggs, à l’Ouest de Teton National Park, où on a réservé notre prochaine nuit d’hôtel. Ca nous promet 4 bonnes heures de route.

La highway à l’américaine nous permet, selon les états une limitation de vitesse fluctuante : entre 45 miles par heure (yuk) et jusqu’à 75 (ouf). Comme l’autoroute française, on a beau regarder les monstrueux pick-up et se moquer gentiment des publicités sur le bas côté, c’est long et monotone.
Pour casser la monotonie, nous voilà sortis de l’autoroute au niveau de Pocatello, direction les « Lava Hot Springs » histoire de faire trempette – la clim de la voiture ne remplacera jamais une piscine – et de se dégourdir les jambes. En fait de trempette, le bled est devenu touristique et prisé pour les descentes sur bouée du cours d’eau qui le traverse avec quelques rapides. On loue une bouée pour une heure, une ½ journée ou 1 journée, et on va jouer les aventuriers. Là, the unpractical Dolce finit par passer au travers de sa bouée et se râpe façon griffures d’ours la moitié des jambes, bras et ventre, mais la descente vaut le coup, on s’amuse et ça raffraîchit. Mine de rien cela nous prend un bon ¼ d’heure, cette traversée, et on s’octroie un temps de séchage avant d’aller rendre les bouées et de continuer notre chemin.

On s’arrêtera un peu plus loin à Idaho Falls pour déjeuner (vers 4heures de l’après-midi, eh alors ?) au bord des chutes qui cassent la monotonie de la rivière, dans sa… largeur, sur une bonne partie de la petite ville. Ce n’est pas aussi impressionnant que les chutes du Niagara – loin de là – mais c’est joli et on apprécie la halte.
On roule ensuite jusqu’à Driggs, où le paysage, déjà un peu plus montagneux, commence à nous offrir une très jolie vue sur les montagnes du parc de Teton. Avec la neige en haut…

Là encore, bonheur d’arriver à l’hôtel et d’aller se jeter dans la piscine avant d’aller dîner. Mais Driggs n’est pas Salt Lake et à passées 9 heures du soir, on a eu du mal à trouver quelque chose d’ouvert. On s’est rabbatus sur un petit « diner » à l’américaine qui nous a servi une plâtrée de pâtes mémorable. Et on a vu le feu d’artifice, aussi, 4 juillet oblige. Là encore, on est loin des barges Macy’s de l’East River à New York, question moyens, mais c’est très chouette aussi, un feu d’artifice, avec les montagnes en fond…

La suite demain !



03 juillet 2005

Antelope Island : Mosquito & Spider Paradise

On s’endort sur un coin d’oreiller entre deux décallages horaires et on se réveille le sourire aux lèvres, les vacances ne se profilent plus, elles sont là. Qu’on soit juste chez soi où à des milliers de kilomètres, le sentiment de plénitude est bien présent et le bonheur d’ouvrir l’œil sans que le tympan n’ait été tué par un cri strident de réveil.

On petit déjeune ensemble, on admire le ciel tout bleu, et on va faire quelques emplètes impondérables : le maillot de bain oublié du jeune homme, l’e-mail aux parents pour les rassurer. Non, on ne s’est pas fait dévorer par une meute d’américains aux dents longues, on est bien arrivé, il fait beau, oui promis on enverra une carte postale.


On visite un peu Salt Lake : le Temple des Mormons, les rues, vite fait, puis on part la fleur aux dents à Antelope Island, histoire d’admirer le lac Salé d’un peu plus près. On roule pour cela une bonne demi-heure avant d’arriver à une cahute qui ouvre la voie à une route au milieu du lac, reliant la terre ferme à la petite île d’Antelope. Oui, oui, il y a bien des antilopes dans le coin, le nom est normal ! Qui l’eut cru…


(ce ne sont pas des antilopes mais bien des bisons, ne courrez pas chez votre ophtalmo)

Roulant entre les eaux, on se sent l’envie d’ouvrir grand les vitres de la voiture… Hirk ! L’odeur de marais nous prend au nez, et en bons épris de technologie, nous voilà refermant lesdites vitres en attendant d’arriver sur l’île.

Premier arrêt au bord de l’eau. Parking, annonçant un petit chemin jusqu’au bord du lac, entre les buisson type garrigue et les gros cailloux à tendance jaune-ocre. On ouvre les portes de la voiture et on se fait assaillir par les moustiques… Contre lesquels on se bat à force plans et autres magazines à grandes claques dans le dos, sur les bras et les jambes… Bizarrement, lorsqu’on s’éloigne du parking pour atteindre les rochers, les moustiques ne sont plus si nombreux, et on babille tranquillement en s’extasiant sur la tranquilité du coin. On se dit qu’on va aller faire une photo très au bord de l’eau, toute lisse, et que le reflet nous fera un cliché super. Jusqu’au moment où on arrive à un coin du chemin où Thomas fait Yuk ! Raison : une araignée de taille respectable avait tissé sa toile en travers du chemin, de buisson à buisson. Et là, on se met à regarder les buissons tout autour… Très très mauvaise idée : le coin REGORGE de ces bestioles. Hirk. Cela explique qu’il y ait moins de moustiques… et que, vu le nombre aux alentours, les araignées soit si grosses. Re-hirk…
Total : on est vite remonté dans la voiture.

On a roulé un tout petit peu plus loin. On est passé par le ‘Visitor Center’ qui expliquait le pourquoi du comment du lac Salé, et aussi pourquoi les antilopes. On s’est ensuite translaté à pieds jusqu’à un petit sommet pour la vue (ohhhhh) puis on s’est fait une petite balade. On comptait marchouiller jusqu’à de petits rochers sur une colline qui nous auraient donné un joli panorama sur le lac. Au final, les petits rochers étaient en fait de gros rochers un peu loin ! Et on a donc lutté contre le soleil pour y arriver.


Au retour à l’hôtel, on a passé pas mal de temps à retirer des herbes sèches qui gratouillent, de nos chaussures. On s’est trempé dans la piscine (ô bonheur suprême) avant d’aller dîner chez PF Chang, un resto asiatique façon Ruby’s Foo (pour les inconditionnels de New York), avant de se rentrer pour dormir, enfin… et sans rêver de moustiques ni d’araignées s’il vous plaît !

02 juillet 2005

Salt Lake City : j'arrive...

Départ un 2 juillet. Dans ma petite tête de stagiaire, la date veut dire : MES vacances. Ce que se disent probablement aussi les 312 personnes agglutinées devant moi, les valises frémissantes, en avançant au gré des comptoirs libres dans le terminal 2E de Roissy.

Si les aéroports sont un foutoir permanent, Paris a la palme. Dans ce terminal immense, se pressent aux mêmes comptoirs d’enregistrement tous les gens ayant décidé d’aller se frotter d’un peu plus près à l’Englishe des Etats-Unis. Oh yeah. Alors pour passer le temps, on admire le plafond : des lattes de bois rétro-éclairées. Ca au moins, c’est joli.

¾ d’heure plus tard, c’est enfin mon tour de traîner ma valise à un comptoir, de recevoir enfin ma carte d’embarquement, et de me frayer un passage jusqu’au douanier qui regarde à peine mon nom sur mon passeport, puis ensuite d’enlever mes chaussures pour ne pas biper sous le portique détecteur de métal.

La salle d’embarquement, dans le terminal E, est tout aussi surchauffée et l’embarquement se fait… par bus. Eh oui : ce terminal, récemment reconstruit suite à son effet château de cartes raté, n’est pas encore à son top. Et comme tout le monde a décidé de partir en vacances en même temps que moi, on rentabilise l’espace disponible. Soit !

Neuf heures plus tard, avec un peu moins de dos et un peu plus de cernes, je débarque à Chicago O’Hare où je passe presque 5 minutes à l’immigration, scrutée des empreintes digitales jusqu’au billet retour, non je ne suis pas une terroriste, oui je viens juste en vacances et je suis en transit pour Salt Lake City !

Après cela, traverser l’aéroport pour atteindre le terminal national de Delta Airlines et slalomer entre les américains bedonnants, c’est un parcours de santé. La dame assise à côté de moi sur le vol pour Salt Lake est d’ailleurs… française. Elle arrive du même vol que moi !

L’arrivée sur Salt Lake City en avion est impressionnante. C’est là que mon cerveau ralenti par presque 12 heures d’avion et un peu plus de non-sommeil se rend compte que si je traduis cela veut dire « ville du lac salé », ce qui explique l’immense étendue d’eau qui s’étale sous mes yeux… au milieu des montagnes où on aperçoit encore des langues de neige. On tourne pas mal de temps au dessus de la ville avant de se poser – il paraît que c’est un problème de vents – et je finis par m’accorcher à mes accoudoirs en fermant les yeux parce que le jus d’orange ne fait plus si bon ménage dans mon estomac avec ces soubresauts finaux… Presque une demi-heure à tourner bêtement, hirk !

Après cela, ça va beaucoup mieux, je retrouve enfin Thomas à la sortie de son avion, on récupère notre voiture de location. Les fous, chez Budget, proposent le conducteur aditionnel pour $7 supplémentaires par jour, et comme j’ai moins de 25 ans, pour $15 de plus (soit $22) par JOUR ! On a pensé très fort G.F.Y. Mais comme on est très poli on a juste dit non merci.

Et à l’hôtel, plouf dans la piscine. Le bonheur de se rafraîchir en faisant trois brasses, d’aller dîner « frugalement » une plâtrée de pâtes. Salt Lake a beau être le berceau du régime Atkins (low carb), chaque plat vient avec sa salade ou sa soupe, voire son dessert. Et son pain aillé. Rien que d’y penser je n’ai plus faim !

Ensuite… ensuite je crois que je me suis enfin endormie… c’est bien, décalée de 8 heures par rapport à la France, j’avais depuis longtemps passé l’heure du dodo…

01 juillet 2005

Madagascar, Les Poupées Russes, Salt Lake City…

La semaine est riche en destinations lointaines… Or so it seems.

Week-end dernier un peu à Reims et aussi à Maizeray. Anne avait sa remise de diplôme samedi matin à Sup de Co.

Elle est donc rentrée vendredi soir avec moi à Reims. Pour fêter sa gloire, on a été dîner à la Brasserie Flo, au bout de la place d’Erlon. Du foie gras frais puis du saumon grillé « a la plancha ». On a été installées dehors, on nous a apporté nos assiettes de foie gras, et, alors qu’on en avait presque déjà mangé la moitié en se délectant, il a commencé à pleuvoir des cordes… Une serveuse nous a donc rappatriées à l’intérieur et nous a changé nos assiettes : et hop, une autre tranche de foie ! Toppissime… Le service a été nickel, présent sans être obséquieux, et les serveux pleins d’humour sans être lourds. On a même croisé Smaïn qui dînait à deux tables de nous.

Samedi matin : virée à Reims Management School. Bien habillées et un peu stressées, on allait revoir la moitié de notre promo… En fait, comme Sup de Co ne fait qu’une seule remise de diplômes par an, en juillet, étaient diplômés à cette session la moitié des gens de la promo 2000 et l’autre, la moitié de la promo 2001… Bizarre de revoir des têtes qui étaient devenues un peu floues dans nos souvenirs de presque deux ans. Bizarre de se retrouver dans ce grand amphi où on a souffert tant d’heures à lutter contre le sommeil… 196 heureux lauréats sont allés serrer la main du président de la CCI, du directeur de l’école, du directeur des études et du président de l’association des anciens diplômés avant de prendre avec eux une photo au sourire un peu crispé, diplôme entre les mains. Un seul a osé scander « enfin ! » en le recevant… !

Je suis ensuite partie à Maizeray où j’ai passé le reste du week-end. Barbecue, ballade et glandouille…

Semaine : business as usual. Une navette à Paris mardi pour une réunion d’importance – plus de 3 heures, j’ai cru que j’allais mourir de faim quand ça s’est terminé sur le coup de 14 heures…

Mardi soir, pour décompresser, je me suis fait un ciné, je suis allée voir Madagascar. Eh bien, même toute seule, j’étais pliée en deux sur mon siège ! Ok, j’ai trouvé que ça avait un tout petit peu de mal à démarrer, le 1er Œ d’heure était un peu long, mais après, très bien.


La saga ciné continue : je m’octroie Les Poupées Russes ce soir, à moins qu’il ne pleuve des cordes (auquel cas la feignasse que je suis restera dans son petit appartement douillet au lieu d’aller se détremper pour de belles images).

Mercredi, dîner avec Claire chez Matsuri, LE sushi-bar de Reims ! Et dessert chez Louise, parce que la glace au caramel, c’est tout de même plus alléchant que les boulettes japonaises au riz et à la pâte de haricots rouges (hirk) dont je ne suis pas, mais alors vraiment pas fan…

Hier je suis allée me promener à Oger, petit village de la Marne, de la Côte des Blancs, où Piper et Charles ont leur pressoir. Après-midi à se prendre la tête avec le responsable du vignoble, pour faire quelque chose de bien sans dépenser un euro mais rendre la marque visible pour ses 220 ans lors du Concours Européen du Village Fleuri les 16 et 17 juillets prochains – oui, Oger représente la France en tant que village fleuri ! Elle est pas belle la vie ?

Et demain je pars en vacances ! Salt Lake City… Via Paris via Chicago via Air France via Delta Air Lines ensuite – et merci à la SNCF pour m’enmener saine et sauve à Paris-plage…

Pas de newsletter en ligne vendredi prochain, donc, mais à mon retour, c’est promis.