27 février 2007

Botter les fesses de Bush, c'est possible !

Les New Yorkais ont eu l'opportunité de botter le derrière de George Bush en toute impunité, grâce à la performance de l'artiste britannique Mark McGowan, qui a passé 72 heures à sillonner les rues de Manhattan déguisé en président américain et offrant son arrière-train aux coups de pied des passants, agrémenté d'une petite pancarte juste là où il fallait.
L'artiste londonien était habillé d'un costume trois pièces, portait des genouillères et des gants de travail et arborait une pancarte où était inscrite: "bottez-moi le derrière".
"Cela fait vraiment du bien de botter Bush", a déclaré Casmirr Sharp, un habitant du quartier du Queens. "Mais il mérite bien plus que ça".
McGowan a expliqué à Reuters qu'il espérait que sa performance ait des vertus thérapeutiques pour les habitants de la Grosse pomme, revendiquant également le caractère "artistique" et "non publicitaire" de son action.
"La plupart des choses que je fais sont idiotes mais elle ont toujours une connotation politique", a-t-il dit.
McGowan s'est fait connaître en Grande-Bretagne pour son travail "Dead Soldier", pour lequel il passait une semaine allongé dans les rues, feignant d'être mort et vêtu d'une tenue militaire.

Je ne l'ai pas vu personnellement, mais j'aurais beaucoup aimé participer ou tout du moins, pouvoir moi aussi prendre une photo de l'artiste !
Evidemment, botter les fesses de ce Bush là ne va pas changer grand chose, mais psychologiquement, ça soulage déjà pas mal...
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Source : Reuters, mais on trouvera aussi des articles dans le Point, et peut-être même des vidéos...

23 février 2007

President's Day Week-end and more

Cette semaine, moins de restos et plus d’exercices (histoire d’effort vs réconfort pour ceux qui suivent). J’ai encore des courbatures plein partout du cours de pilates (prononcez pilatiz) et je découvre encore des muscles dont je soupçonnais à peine l’existence. Comme quoi la vie est pleine de surprises.
Par exemple également, qu’aux Etats-Unis, on fête les Présidents. Au départ, Mr Washington, et puis aussi Lincoln et les autres, et que du coup (et c’est là que ça devient intéressant pour nous, pauvres hères), on a un jour férié en plus. Du coup, le week-end dernier était à rallonge, et on en a profité pour ne rien faire.
Partir au soleil pour quelques jours ? On y a bien pensé. On a aussi bien pensé à prévenir notre banquier que les $800 qu’on comptait sortir pour 3 jours, on lui en rapporterait une portion en jolie photo avec nos frimousses bronzées qu’il pourrait poser sur son bureau pour ne pas nous oublier.
Du coup, nous, on a oublié et on s’est fait nos mini vacances peinard. Thomas est bien allé skier dimanche, pendant que je m’appliquais à ce que tous mes doigts de pied soient bien au chaud sous la couverture et que la télécommande du lecteur de DVD soit à portée de main. Et je suis bien sortie de la maison samedi, pour une expédition chez Ikéa d’où j’en suis revenue, paraît-il, avec des choses supperflues : un petit fauteuil en rotin et des coussins colorés pour le salon, des verres, etc. Du coup, comme c’étaient Fred et Béné les gentils qui m’y avaient amenée dépenser mes deniers, on les a invités à appéroter – puis finalement bien installés, on a dîné ensemble à la maison et refait (un tout petit peu) le monde. Dimanche, donc, glandouille pour moi, pendant que Monsieur se jouait à Zzugy Gonzales, le skieur le plus rapide (de l’Ouest d’Hoboken ?).
Le soir, apéro chez Angélique, qui nous a abandonnés mercredi pour rentrer définitivement en France. Apéro achevé bien tard chez Lua, dur dur pour ceux qui travaillaient en ce lundi de Président’s Day. Je ne vous avais pas dit ? En fait c’est un jour de congé optionnel que les entreprises ne sont pas obligées de donner (traîtres) mais que Thomas et moi avions (ça va pour cette fois).
Lundi, on est allé au cinéma voir Brige to Terabithia, qui est issu du livre de Katherine Paterson que j’avais lu étant petiote. D’après mon souvenir (vague), relativement fidèle. Pas mal. Petit bémol : le film est présenté comme un remake des Chroniques de Narnya, alors que la part fantastique de Bridge to Terabithia est vraiment minime. En fin d’après-midi, j’ai accompagné Thomas qui jouait au poker avec la tribu habituelle et qui grâce à mon soutien a terminé troisième. La faute aux cartes pas glop ensuite (j’vous jure, Msieur le Juge).
Mardi soir, dîner chez Arthur’s Tavern pour le vrai départ de la Miss Angélique, avec les Hobokenites. On a beau se dire que ce n’est qu’un au-revoir-euh-mes-freres, ça fait tout de même des trucs bizarres au fond de la gorge quand on déglutit.
Mercredi, relâche. Jeudi soir, une mini soirée jeux entre amis à la maison. Ce vendredi et demain samedi : Thomas et moi sommes invités à une pendaison de crémaillère. Je sens que les réveils vont être durs ce week-end…

22 février 2007

Check list de l'hiver

New York en hiver, c'est une longue liste de choses qui aident a survivre dans la rue et lutter contre le froid.
Le truc, c'est de couvrir correctement toutes les extremites, et d'additionner les couches de vetements. Donc le matin, c'est leggings sous le pantalon, tee-shirt + deux pulls, grosse echarpe.
Gants, cela va de soi... bonnet s'il neige par exemple.
Mais la plus belle invention, ce sont les cache-oreilles. Parce que je ne sais pas vous mais moi, le vent froid au travers du bonnet, je connais, et quand avec l'effet vent, il faut -15 degres, je peux ajouter sur mes petites oreilles delicates une couche de plus : les "ear muffs".
Des ear muffs, il en exite plein.
Des plus sobres, noires, avec eventuellement systeme pour continuer a ecouter son Ipod sans se dechiqueter les oreilles




Aux jolies colores et un peu fluffy :

On en trouve egalement des tout en un, ceux qui font bandeau-cache-oreilles, avec l'effet fluffy la aussi, parce que sinon c'est tout de suite moins drole :

Mais les plus funky, les plus ostentatoires, ce sont celles que j'ai trouvees au gre de mes recherches sur Internet. J'en avais quand j'etais petite, avec des animaux, mais la, c'est le ponpon, attention je vous presente les cache-oreille de Noel !


Le bonnet est certes optionnel, mais franchement, sans le bonnet, ca perdrait beaucoup de son charme, vous ne trouvez pas ?
Bref, a New York, en hiver, c'est le concours de ridicule qui prime...

21 février 2007

This is 2010, it's happening now

Lower Manhattan en 2010 ? Ca se prepare maintenant. C'est beau, c'est neuf, c'est plus accueillant, ca lave plus blanc, et c'est et sera la fierte de New York, en reconstruction perpetuelle, et qui construit ses plus belles merveilles suite a un challenge. C'est tout ce que dit cette petite video (de propagande ?).
Merci a Benedicte pour le lien...

16 février 2007

So much for the cold !

C’etait une semaine ou le froid nous a oblige, faute de pouvoir rester bien au chaud sous la couette, a courir le monde et a se refugier au restaurant. Petite excuse s’il en est : Hoboken terminait sa « semaine du restaurant », semaine du menu a $30 pour une formule entree-plat-dessert, pour des restaurants dont l’addition devient vite salee autrement.
Du coup, entre Hobokenites, on est alle vendredi soir chez Mercy Grill, qui a ouvert recemment (apres information de mes services secrest, le 27 decembre dernier) ou nous avions reserve une table a 21 heures, et ou le « Maitre d’ » (oui, on dit comme ca, ici), nous a assure que nous pourrions poser nos augustes posterieurs dans le ¼ d’heure qui suivait.
21h25 – Legere impatience de notre part qui me fait me demander : a quoi ca sert que Ducro il se decarcasse et qu’on donne un numero de telephone quand on fait une reservation si c’est pour ne pas se faire appeler et dire qu’il y a du retard ?
21h35 – Le Maitre d’ s’affaire ailleurs, peur qu’on l’agresse en ralant en bons francais que nous sommes
21h45 – Il revient sur de lui nous dire que la prochaine table est pour nous. 22h01 – Nous sommes enfin assis. Bilan : une heure d’attente. Bienvenue dans un pays ou on ne sait pas prendre de reservation un vendredi soir.
22h05 – Quoiiiiiiiiiiiiii ???? La musique est tellement forte qu’on hurle pour passer notre commande au serveur.
22h07 – Le Maitre d’ nous offre une bouteille de vin pour se faire pardonner (et avoir son tip ?)
23h10 – tiens, un DJ est en train de s’installer a cote de nous…
23h45 – Nous sommes la derniere table qui fait encore face a l’envahisseur musical
Minuit – Nous craquons et partons.
Note pour les lecteurs – c’etait tres bon, et mes papilles comme mes oreilles s’en souviennent encore. Le volume sonore atteint des sommets dans cette vaste contree.
Samedi, grasse matinee et glandouillage a la maison, il aurait fallu un treuil pour m’extraire du canape moelleux a souhait ou j’avais decide de poser ma lethargie. Je m’en suis extraite le soir pour aller diner avec la bande de la veille chez Victor’s a Manhattan, un restaurant cubain. La encore, un tour de boissons aux frais de la maison grace a Fred qui s’est devoue pour se faire renverser un verre d’eau glacee sur les jambes.
Note pour les lecteurs – Fred attire les liquides comme un aimant les trombones.
Breve tentative post-restaurant pour aller dans un lounge aux alentours, ou on nous a evinces d’un « c’est une soiree privee ». Me demande si ca l’etait vraiment ou si le videur nous supposant du New Jersey a prefere nous ecarter. Nous terminons la soiree chez une americaine a Hoboken (les grands luxury condos du Waterfront) ou Fred se fait logiquement renverser de la biere sur le pantalon et les chaussures… Pour les autres, bonne soiree !
Dimanche, petit brunch entre amis chez Pipa, petit restaurant aux accents espagnols qui jouxte ABC Carpet, caverne d’Alibaba New-Yorkaise ou les lustres en cristal côtoient les gris gris indiens et la vaisselle a petits motifs.
Le soir, j’ai fait supportrice-infirmiere pour la fameuse equipe de foot FCBA* qui a resiste a l’ennemi pendant les 15 premieres minutes puis s’est fait laminer par les Raging Bulls d’en face. Thomas a vaillamment participe 4 minutes pour remplacer un jouer blesse (pour lequel je suis allee chercher de la glace au peril de ma vie, cela va sans dire).
Lundi, dure reprise et glandouille land. Mardi dure continuation et petits sushis avec une copine. Mercredi, tadam ! Tempete de neige, meetings annules, clients absents, grosse bouillasse dans la rue et surtout, Saint Valentin. Mon cheri-d’amour-que-j’aime-euh** m’a fait la surprise du restaurant a tendance asiatique Vong, du desormais celebre alsacien Jean-Georges Vongerichten et d’un parfum qui sent bon pour l’ete.
Ca a beau etre une fete commerciale, j'aime bien les petits coeurs rouges partout et je trouve ca mimi. C'est peut etre parce que je n'ai pas d'enfants pour qui je dois ecrire les cartes de St Valentin pour tous leurs petits camarades de classe ?
Jeudi, pour se remettre du froid, on s’est entasses chez des amis a Hoboken pour une soiree DVD Pizza (faut bien s’americaniser) et on s’est regarde les Bronzes (mais pas trop en fait). Bip Bip ! Le film a vieilli, malgre tout, mais est toujours tres drole. Ce soir ? Mystere so far…
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* Football Club des Bras Cassés
** Et qui n’est pas gnan gnan du tout