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06 mai 2024

Les fourmis à la rescousse des équipes de propreté de la ville

Le mois dernier, je vous ai parlé de la Révolution des Déchets à New York. Mais saviez-vous qu'au delà des moyens employés par les humains pour traiter les ordures, il y a des milliers d'insectes qui y contribuent déjà ? 

Il y a quelques années (bon, une bonne dizaine, juste le temps que je cligne des yeux et que m'installe en France), des chercheurs se sont rendus compte que des armées d'insectes aidaient à maintenir la ville, ahem, propre. 

Les plus efficaces ? Les insectes dans les rues (les fourmis, les mites, et les araignées, et les millepattes). Deux à trois fois plus efficaces que leurs copains installés dans les parcs, ceux installés dans les rues, qui ratissent et ramassent jusqu'à 950 kilos par an de junk food abandonnée, et limiteraient (à leur toute petite petite échelle) la quantité de nourriture disponible pour les rats, ce qui, d'après l'équipe scientifique, permettrait de contenir la population de rats. (J'ose à peine imaginer ce que ça serait sans les fameuses fourmis). 

950 kilos, c'est l'équivalent de 60 000 hot-dogs par an, soit 164 par jour (le record pour les humains est de 76 en 10 minutes en 2021, 62 en 2023, parce qu'il pleuvait, pour resituer) (je ne sais pas pourquoi la pluie influe sur le record : ça imbibe le petit pain ?)

Comment on a découvert ça ? Pas de micro-trottoir avec un mini micro, mais une étude trèèèèès technique, avec de la nourriture trouvée dans les poubelles et sur les trottoirs, mise à disposition dans des cages dans plusieurs points de la ville. Des cages spéciales, où seuls les insectes pouvaient entrer pour le festin (toi tu rentres, toi tu rentres pas, t'es en baskets). Avec contrôle 24 heures plus tard sur la quantité consommée, et où. Sur le podium : les fourmis de trottoir, super efficaces pour les déchets alimentaires. 

Vous pouvez en lire plus sur ce sujet en anglais : Ants are cleaning up the streets of New York City. Et si ça vous passionne (ou si ça vous intrigue absolument), offrez-vous le livre des fourmis de New York (en anglais aussi) - ou relisez Bernard Werber (en français). Je vous mets en photo un extrait du 1er opus de la trilogie des Fourmis en question, ça me semble de circonstance : 


Bonne nouvelle, donc, que ces milliards d'habitants aident les humains à récurer leur crasse. Mais ça serait mieux si on était propres, tout de même. 

12 avril 2024

La "trash revolution" à New York, ou comment la ville essaie de moderniser son approche des déchets

Coucou, New York, bienvenue au XXème siècle (ce n'est pas une faute de frappe, j'ai bien écrit VINGT et pas VINGT ET UN). 

Nos bons vieux bacs verts (et maintenant jaunes, et nos composts) ont un gros quart d'heure d'avance sur la gestion des déchets dans la ville qui ne dort jamais. Car si elle ne dort jamais, elle jette beaucoup. Vraiment beaucoup. N'importe quel jour, sur n'importe quel trottoir, ça peut ressembler à ça : 

Photo prise ici. 

Ce qui a plus des airs de grève des éboueurs chez nous, mais qui est monnaie courante outre Atlantique. Et qui occasionne des rencontres infortunées : cafard qui vous court sur les orteils en été, pour aller se réfugier plus loin, rat qui s'ébat peinard au milieu des sac n'importe quand. Et vous n'avez pas la quatrième dimension, à savoir l'odeur. Ames sensibles, s'abstenir. Pas très engageant pour le tourisme en été. 


D'après les données indiquées par NY, si on alignait toutes les poubelles jetées chaque jour, ça nous ferait un beau marathon de 43 kilomètres. Dont seulement 10% serait recyclé. Pas vraiment de quoi se targuer d'être la première puissance du monde. 

Mieux gérer ses poubelles permettrait donc à la ville de mieux prévenir la prolifération des bestioles qui aiment y batifoler (rats, cafards, etc), mais ça reste une affaire épaisse de 43 kilomètres, pas exactement facile à mettre en place. 

Depuis le 1er février, la Marie l'a bien en tête. 


Un gros programme initié par Madame Tisch, une ancienne de la police de NY (non, ce n'est pas la dame en manteau rouge, c'est celle que vous voyez sur la gauche de la photo), qui compte bien moderniser tout le barda. Et alors là, sensation aux Etats-Unis, attention les yeux, groooooosssse innovation, on ne jette plus ses sacs en vrac, on les met dans des bacs qui seront ramassés directement par une benne. 

Minute de silence extatique. 


Mais oui, vous savez, ben, comme on fait depuis des années chez nous. Mais avec ordinateur de bord et chargement de la benne sur le côté du camion au lieu de l'arrière. Je pense qu'on tient l'invention de l'eau tiède, là, j'hésite à déposer candidature pour eux au Concours Lépine. 

Bon, je ricane, je ricane, mais je suis contente pour les new yorkais. Si cette épiphanie leur permet de ne plus se prendre les pieds dans des cafards partis danser la lambada dans les épluchures, tant mieux. D'ailleurs le système a été testé sur une zone pilote d'une dizaine de blocs et 14 écoles, où, depuis, les plaintes pour rats ont diminué de 68% en comparaison de la même période l'an dernier. Pour voir cette merveille dans tous les quartiers, il va malgré tout falloir attendre un peu, car le camion est long et cher à fabriquer, merci de revenir dans quelques années et croiser les doigts de pieds. 

En tout cas, depuis le 1er mars de cette année, toutes les entreprises sont tenues d'avoir leurs déchets en conteneurs et non plus dans des sacs, ce qui devrait pas mal aider aussi (pensez à toutes ces points de vente de nourriture, des délis aux grandes institutions). Et dès 2026, ce seront tous les bâtiments résidentiels itou. Ce sera déjà un peu mieux. 

Bref, la guerre des déchets n'est pas terminée, mais disons qu'elle est enfin bien engagée. Courage, New York. 

_____

Lire plus d'infos sur ce thème sur le site de la ville de New York et en vidéo sur le site de France 24. 

Relire un article plus ancien du blog au sujet des ordures : Garbage in ze city (2009) et Le recyclage aux Etats-Unis (2010).

29 septembre 2023

Le Petit Prince, à New York

Il ne vous signera pas un autographe, mais si vos pas vous mènent sur la 5ème avenue et 75ème Rue Est (devant l'Ambassade de France, donc), vous pourrez désormais voir une sculpture du Petit Prince, réalisée par Jean Marc de Pas. 

“La sculpture en bronze du Petit Prince” réalisée pour rendre hommage à son auteur Antoine de Saint-Exupery, installée mardi 19 septembre à l’entrée de la Villa Albertine sur la 5e Avenue à New York, sera dévoilée mercredi 20 septembre à 19h15 heure locale, par Madame Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en présence de M. Laurent Bili ambassadeur de France aux États-Unis, M. Jeremie Robert Consul général de France à New York, Gaëtan Bruel Directeur de la Villa Albertine, Thierry Chaunu président de The American Society of le Souvenir français et Olivier d’Agay petit neveu d’Antoine de Saint Exupéry" (vous retrouverez ce communiqué de presse officiel sur le site du sculpteur et les relais de l'AFP. 

On en profitera pour réviser une bio d'Antoine de St Exupéry et se rendre compte que Ah tiens, il a écrit Le Petit Prince quand il habitait New York (il squatait chez Sylvia Hamilton, une journalise new-yorkaise, grâce à son traducteur qui lui avait dégoté le filon). 

C'était donc logique, finalement, qu'on lui dédie une sculpture dans sa ville natale. 

21 septembre 2023

New York, sifflée pendant la Semaine du Climat

Pendant que nous, petits français, nous pédalons sur nos Velib', nous mettons la climatisation à 26°C dans les bureaux (quand nous avons la chance d'en avoir) et le chauffage à 19°C, de l'autre côté de l'Atlantique, on n'a pas exactement la même conscience. 

A l'époque déjà, quand j'habitais sur place (le temps de jadis et naguère, juste après les épousailles d'Anne de Bretagne, en gros), je trouvais que New York était une ville de contraste : on se gelait l'hiver dehors et l'été dedans. Métro climatisé à 12°C, bureaux à 16°C (un peu plus chaud sinon les doigts chopent des engelures, tu peux plus écrire de mails, ça fait baisser la productivité). Et on se mourrait de chaud dehors l'été et l'hiver dedans (j'avais arrêté d'acheter des pulls pour ne porter que des gilets et me déshabiller comme un oignon au bureau pour ne pas fondre comme un glaçon dans un café Starbucks). 

Mais y'a pas que. 

Si New York s'est mis au Velib - le local s'appelle Citibike (oui, comme la banque eponyme : le Velib' a New York est sponsorisé) depuis déjà un moment, question pollution, y'a encore pas mal de taf. Je vous en avais parlé jadis et naguère lors d'un voyage à New York : Le City Bike.

Photo piquée à Citibike

Et la pollution décriée cette semaine, c'est... la lumière. Eh oui. Chouette, hein, la skyline ? Demandez donc aux oiseaux migrateurs qui se sont pris une fenêtre ce qu'ils en pensent. Réponse : ils pensent plus, sont mourrus (250 000 d'entre eux par an, en moyenne). Et là, je vous ai même pas donné la facture d'électricité. 

Jadis et naguère (Anne de Bretagne, etc.), le 14 août 2003, il y a eu une méga panne de courant à New York et dans tout le Nord Est Américain (à l'époque les amércains avaient sobrement dit que c'était la faute des canadiens) (comme d'habitude). Eh ben, le vendredi matin, au petit jour, les panneaux lumineux de Times Square étaient remis en marche. Oui, un copain à l'époque qui habitait au 23ème étage a donc pu attendre que l'eau et l'électricité soient rétablies chez lui, avec la pub. Le sens des priorités de ce pays m'a toujours épatée (au 23ème étage, si t'as pas d'électricité, t'as pas d'eau, il faut une pompe électrique pour faire fonctionner le système). 

Bref, moi je ne sors plus sans ma lampe de poche à Cognac si je dois me déplacer entre minuit et 6h, parce qu'on y voit goutte (mais le ciel étoilé est sublime), mais à New York, t'es tranquille, tu peux danser la lambada au milieu des rats, tu as le son et la lumière. 

Bryant Park

Depuis 2021, la ville est censée éteindre les lumières non essentielles entre 23h et 6h du matin seulement au moment des grandes migrations mais ça marche pas d'enfer. Et un projet de loi plus récent prend la poussière au City Hall. Bref, pas gagné gagné, cette affaire. Et ça fait jaser, en particulier pendant la semaine du Climat. 

13 septembre 2023

RatTok : visiter New York sur les pas... des rats

Visiter New York, oui, oui, la statue de la Liberté, l'Empire, Broadway, etc... mais si vous voulez vraiment vous plonger dans le coeur de la ville, une nouvelle tendance : spotter les rats dans les rues. 

Si le principe ne vous donne pas des hauts le coeur, vous pouvez contacter Real New York Tours, qui vous proposera de visiter les hot spots de la ville... y compris les endroits où vous pourrez voir les rats. 

En attendant, en surfant du bout du doigt, retrouvez Ratatouille et ses copains en vidéo et l'interview télé qui va avec. 

Le Maire de la ville trouve ça moyennement choupi malgré tout - il préfère que les touristes logent dans des hôtels plutôt que des Airbnb, et également qu'on retienne la splendeur de la ville plutôt que le nombre de ses rats. On peut le comprendre. 

Lire plus d'info sur le sujet en anglais ici. 

Pour briller en société, retenez que le 4 avril est la journée internationale du rat. Si vous êtes sur place et que vous voyez un cafard dans votre logement, rassurez-vous, il n'y aura pas de rats, ils ne cohabitent pas. (ça vous rassure, hein, dis hein ?)

07 septembre 2023

La journée internationale de la pizza au fromage

J'ai loupé avant-hier la journée internationale de la pizza au fromage. Attention, ne pas confondre. Il y a la journée internationale de la pizza (en février) ET la journée internationale de la pizza au fromage (en septembre).  

Aficionados et curieux, je vous engage à lire l'article du New Yorker qui s'interroge sur la pizza de Scarr's (est-elle la meilleure de New York ?) et la pizza en général. 


La pizza est un art, tout le monde a un avis, la mode s'en mêle, si on tape pizza dans le moteur de recherche du New Yorker, cela nous retourne au moins 1500 résultats. Bref, la pizza, c'est du sérieux. 

Que ce soit la pizza entière mangée assis (conventionnelle) ou à la part, mangée en galopant de la rue (ça revient à la mode), chacun son camp, mais je vous défie de trouver quelqu'un autour de vous qui n'aime pas ça du tout. 

Pour les moins conventionnels d'entre nous, vous pouvez toujours tester la pizza au chocolat de Max Brenner sur Union Square ou Times Square.  

18 mars 2014

Space Invading

Une guerre des posts-it plus tard, et hop...



C'en est fini de ma série de photos new yorkaises. 
Maintenant z'avez le choix, soit je vous montre Paris ou la Thaïlande (où je suis partie en vacances en décembre dernier), soit j'essaie, depuis Paname, de continuer à bavasser sur New York. 
Quid ? 

14 mars 2014

Abdo Discount



Je pense que dans ce cas, Abdo ne doit pas faire référence à la gym. 
Sinon j'ai du mal à concevoir qu'on puisse promouvoir bière, sodas, cigarettes et bonbons au passage ?

09 mars 2014

La pause téléphone



Pas exactement stressé par la vie, le livreur UPS, avec les cartons qui dépassent sur la chaussée. 

04 mars 2014

Looking up (2)

By night, les grands classiques...




Si vous vous demandez à quoi ressemble la ville sans lumières, maintenant on sait, grace au français Christophe Jacrot, qui a arpenté la ville pendant et après le passage de l'Ouragan Sandy. Et en a fait des photos magnifiques, d'une ville un peu fantôme : New York in Black. 
Voici l'un de ses clichés.

Je vous conseille d'ailler effeuiller son site Internet pour voir les autres, et les innombrables photos des villes sous la pluie ou sous la neige (on y retrouve New York, Chicago, Paris et tant d'autres). J'aime beaucoup son travail sur la lumière. 

24 février 2014

MOMA

Les indémodables du MOMA, que je ne me lasse pas de visiter encore et encore. 
Au delà des expositions temporaires, comme le plaisir de retrouver de vieux amis, et sourire en passant devant ces oeuvres déjà tant vues et qui me plaisent toujours autant.  




18 février 2014

Vroum vroum...

Ne me demandez pas par contre ce qu'ils faisaient au coin de Spring Street et West Broadway, je peux juste vous dire que le bolide m'a attiré l'attention. 


Vous noterez que malgré la vétusté de la voiture, ces messieurs respectent le code de la route et portent leur ceinture !

13 février 2014

La high line, by night

La high line, c'est la petite promenade plantée, la coulée verte des new yorkais. 



On y croise d'ailleurs beaucoup de français, et de temps, en temps, des new yorkais bobos, venus voir ce que ça fait d'être dans ce coin là de la ville, un peu au dessus de la circulation. 
Une manière comme une autre, quand on ne peut pas se payer un penthouse avec vue sur la ville d'en profiter un peu quand même ? 
Sinon, en cassant juste un peu sa tirelire, on peut dormir là, juste au dessus, au Standard. 

Si de jour la balade a son charme, de nuit elle n'est pas mal du tout non plus. 
Ca, c'est le bâtiment qui héberge entre autres Ticketmaster. Oui, vous savez, les gens qui prenennt entre $1 et $5 de processing fees quand vous achetez vos billets de spectacles chez eux. A côté la Fnac, ce sont des petits joueurs. 
Et bien sûr, on profite des pubs, sans quoi New York perdrait peut-être aussi un peu de son charme... 






02 février 2014

Le reve americain, vraiment ?

Combien, combien êtes vous vraiment dans notre beau royaume de France et de Navarre, a rêver, les yeux rives sur la ligne bleue de l'Atlantique, a un avenir plus radieux cote bannière étoilée ? Combien a penser que cote américain, l'air est plus pur, les couleurs plus vives, la vie même plus intense ?
Et quel prix etes vous prets a payer pour gratter a la porte, gratter la surface et humer l'asphalte new yorkais pour dire enfin, j'y suis ? 
Quand la tele francaise s'y frotte, j'en reste pantoise. Ces francais prets a tout, y compris la clandestinite, pour vivre le reve americain ? Excusez du peu, mais vivre dans une collocation au fin fond d'une banlieue, etre paye en cash trois clopinettes, et ramer pour payer son loyer, croiser les doigts en esperant ne jamais se casser une jambe ou attraper plus qu'un rhume, tendre le dos a la seule mention de l'USCIS, et n'etre pas plus reconnu qu'un wetback, vraiment ? Avoir le meme statut qu'un latino qui sert de l'eau aux touristes dans un restaurant et y fait la plonge le soir ? C'est ca qui vous fait rever ? 
J'ai du mal a comprendre. Vous qui vivez dans un pays ou la securite sociale est reine, ou on est chouchoute a souhait, qu'est ce que vous croyez trouver en descendant de votre avion ? Un avis d'expulsion qui va durer 10 ans ? C'est apres ca que vous courrez ?
Le reve de gosse qui se heurte au controle des flux migratoires est une claque de realite dans les dents. 
Que ceux qui veulent renoncer a voir leur famille, leurs amis, a tourner definitivement une page levent le doigt. Car, oui, ceux qui fuient sont la aussi. Un ailleurs toujours plus beau, plus engageant. Ceux la ne seront bien nulle part. Je repete : ceux la ne seront bien nulle part. On ne resout pas un mal etre existentiel en passant une frontiere.
Mais que ceux qui pensent que c'est si facile, en somme, puisque des faux papiers coutent moins de 100 dollars, alors pourquoi pas ? Pourquoi pas, oui. Si on a bien digere qu'on ne passera plus la frontiere pour sortir des Etats Unis que pour ne jamais y retourner ensuite pendant dix ans. DIX ANS. Et ils sont prets a laisser tout tomber pour ca ?
Ce reve la est un miroir aux alouettes et des emmerdes a n'en plus finir. Sauf si, bien sur, on est la pour craner moi je l'ai fait, comme ces deux minettes parisiennes jusqu'au bout des ongles du reportage d'Envoye Special qui veulent tellement vivre ca, etre dans la carte postale. On sent bien que ces deux la, le jour ou ca flanche un peu, appeleront papa en France, le menton tremblera au telephone, et papounet enverra un bon gros mandat postal pour que choupette puisse rester s'eclater et vivre son reve americain sur le dos du salaire du paternel, avant de rentrer pour craner un peu plus a Paris, parce qu'elle l'aura fait, elle. Elle aura eu le frisson de l'illegalite, de l'aventure avec un grand A a raconter aux copines en rentrant en disant que c'etait tellement mieux la bas et on l'ecoutera en se disant que c'est une heroine. 
Cette heroine la, cette drogue du reve americain, je la trouve bien triste, moi. Elle ne me fait meme pas rire. Idem pour ceux qui sont prets a sacrifier des ideaux pour une carte verte, et se retrouvent en costume trois pieces et meringue blanche assortie dans les allees boisees de Central Park un jour de pluie pour se bricoler les souvenirs d'un mariage blanc casse d'avance. 
Oui, mais moi, j'y suis allee en vacances, et j'ai vu, tout est si facile la bas ! Oui. New York, entre autres, est une ville facile quand on a les moyens d'y vivre. Et rien, rien ne me preparait a ce que j'ai vecu en m'expatriant, pas meme les vacances que j'avais pu passer sur place avant. Le loyer que je n'ai pu payer qu'a la derniere minute, l'incomprehension au bureau, l'administration a n'en plus finir, aussi. Et j'etais legale.
Est ce que ca reste possible malgre tout ?
Mais oui ! Certains arrivent, a force de pedaler, a sortir la tete de l'eau, a creuser leur trou, a se faire un nid, aussi. Et c'est tant mieux et tant pis a la fois. Ils entretiennent l'illusion que tout est possible ici, qu'on peut etre regularise.
Alors je me repete : a quel prix ? La folie de s'etre senti vivre intensement, et maintenant de se laisser mourir a petit feu, a la gloire d'une herbe plus verte ?

27 janvier 2014

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

Grâce à une copine qui a de très bonnes fréquentations, j'ai pu entr'apercevoir un monde parallèle, celui des gens riches, les très riches, ceux qui ne foulent pas le même sol que tout le monde de leurs petits petons délicats, ceux qui n'attendent pas deux heures que l'officier d'immigration de Newark ait fini de traiter l'ensemble des passagers de Bangladesh Airlines et qui ne prennent même pas de limousine pour rejoindre Manhattan parce que les voitures, c'est pour les ploucs, nan, la Jet Set, elle a des Jets, justement, et des hélicos pour rejoindre l'île qui va bien en 7 minutes chrono. 




Bon évidemment, les supra riches ont leur propre hélico et le pilote qui leur demande si Madame a fait bon voyage, les moyennement riches se contentant d'hélicos de petites compagnies privées, on ne peut pas tout
avoir. 
Mais c'est donc comme ça que je me suis retrouvée dans le petit terminal feutré de Newark où vont les peoples qui ont des dollars à ne plus savoir quoi en faire, et que j'ai passé mon temps à faire ahhhhh et oooohhhh et à prendre des tas de photos, comme une gamine dans un magasin de bonbons...
On survole Newark bien sûr,


Les entrepôts de stockage des conteneurs des cargos, empilés comme des legos,


On en profite pour se la jouer vraiment people (on peut rêver, hein)
On reconnait la dame de Liberty Island en gloussant (derrière, c'est Ellis Island)



La ville en gloussant plus fort :



On contourne par le Sud pour aller se poser sur un dock de l'East River

Et on sort un peu baba.
Encore un grand merci à la copine qui se reconnaîtra. C'était extrêmement chouette d'être une VIP. Même pour 7 minutes chrono... 

21 janvier 2014

Grand Central Terminal

Quand je suis passé à New York en août dernier, j'ai traversé Grand Central. Pas pour aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs, naaaan, pour aller au sous sol de la gare et passer chez Junior's pour une part de cheesecake...  
Et, bizarrement, la gare était presque vide alors qu'en général c'est plutôt un magma humain qu'on affronte en entrant et dans les grandes salles... 
Je crois qu'on était plus de touristes que de voyageurs à déambuler... et pas de flash mob en vue ! 
Mais la gare conserve un charme indéniable...(et le cheesecake de chez Junionr's itou !)


16 janvier 2014

Le Citi Bike

Paris a son Vélib', New York désormais a son Citi Bike. 

Evidemment, comme on parle des Etats-Unis, ce serait dommage de perdre une occasion d'avoir des sous en faisant de la pub, et le sponsor de cette merveille est donc la Citibank (qui sponsorise aussi la patinoir
 de Bryant Park l'hiver histoire d'être viable à toutes les saisons).

J'ai pris les bestioles en photo (le bleu est donc celui de chez Citibank pour ceux qui suivent) mais je n'ai pas testé la chose. 


Il faut une carte bancaire pour la résa, et on peut demander un accès pour 24 heures ou 7 jours (j'imagine donc qu'on peut le faire avec une carte bancaire étrangère, en tout cas ce serait pas mal). Ca n'est pas hors de prix, à $9.95 pour 24 heures (plus les taxes, hein) à condition de ne pas garder Titine pendant plus de 30 minutes (sinon vu le prix des frais, il vaut mieux voler s'acheter un vélo).

Les New Yorkais(e)s, vous avez déjà testé tout ça ?  

13 janvier 2014

I am in a New York State of Mind

Il m'est arrivé un truc un peu fou à Paris la semaine dernière. J'ai été contactée par un lecteur du blog. Oui, un lecteur ! Un truc de dingue je vous dis, il paraît qu'il y a donc encore des gens plein d'espoir qui traînent par ici. 
En l'occurence, un jeune homme et sa copine qui, revenant de New York, se sont mis à éplucher la Toile pour voir ce qu'ils pouvaient trouver sur la ville qui ne dort presque pas, et comment retourner là bas. Et tant qu'à faire, pas en touriste, mais avec un visa qui va bien, bref, de quoi s'installer légalement sur place pour beaucoup plus que 90 jours.  
J'en fus confuse et flattée à la fois : quoiquoiquoi, des lecteurs en chair et en os qui veulent me voir à Paris plage, et qui, Ô Bonheur Infini, n'habitaient pas à l'autre bout de Paris mais Porte de St Ouen, autant dire qui avaient presque un pied dans le 9-3, bref, il fallait qu'on se rencontre pour se pincer et vérifier qu'on ne rêvait pas. 
Au final, un vendredi soir un peu cafouilleux au démarrage avant la rencontre au sommet : une livraison de courses prévue entre 19h et 21h, arrivée chez moi à 22h dans sa presque intégralité. Le livreur avait oublié mes surgelés dans son camion (je m'en suis rendue compte sur place et j'ai pu les récuperer) et aussi mes légumes (mais comme je suis blonde j'ai pas percuté tout de suite). Donc à 22 heures, j'ai bravé les éléments (ça piquait vendredi soir, il faisait glagla. Bon, ok, pas autant qu'avec le blizzard new yorkais de ces derniers jours si j'ai tout compris, mais pour Paris, ça piquait) et j'ai retrouvé les loulous. Et on a passé quelques heures à papoter de New York, de Paris, du sens de la vie, et évidemment de la ligne 13 (= on a trouvé une excuse toute prête pour râler). 
En bref, des années d'émotion couchées sur le papier l'électronique du blog qui me sont revenues en boomerang, et qui m'ont fait suuuuper plaisir. Si. 
Ce fut un week-end commencé sous le signe des z'Etats z'Unis, et la métaphore fut filée plus loin, au cinoche, avec Casse Tête Chinois, qui se déroule dans New York City. Big Up à Mister Klapisch qui réussit à nous montrer vraiment la ville (bon, enfin, moi j'ai reconnu tous les endroits où ça filmait ou presque), et nous fait une petite description des trajets en métro qui vaut son pesant de cacahuètes. 
Et tout ça, toute cette émotion, de penser à cette ville où j'ai usé mes chaussures et mon appareil photo, où j'ai galopé dans tous les sens pendant des années, tout ça m'a donné envie d'écrire encore... 


16 décembre 2013

Pas de portes

Du très franchouille


De l'art déco


De l'un peu plus abîmés par le temps et les hommes



Du "en travaux"




Et du classique 


Y compris by night !