2 avril 2005

Comment ça, je suis en retard pour ma niouzlettre ?

Je prends enfin le temps d’écrire la niouzlettre… Il faut avouer que ces deux dernières semaines ont passé très vite.
La semaine dernière d’abord. De lundi à mercredi, au bureau à Reims, rien d’'extraordinaire. Si ce n'’est qu'’après avoir consulté une petite dizaine de fournisseurs et évalué environ une cinquantaine de propositions, on a enfin trouvé le stylo de nos rêves –- ou presque –- pour Piper-Heidsieck. Je commençais à désespérer.
Cours de salsa lundi soir, où on m’'a demandé si j’'étais prof d’'anglais, parce que j’'ai du répondre avec un accent trop bien pour une française basique à « Hello », par réflexe, « Hi, how are you ? ». Amusant…
Mardi soir, cours d’impro à l’'ESC, 

puis dîner d'’impro à la pizzéria La Dolce Vita -– ce n’est pas moi qui ai choisi ! 

Avec Grégoire, ensuite, un petit cocktail à l’'Apostrophe, lounge en vogue de la Place d'’Erlon. L'’entrée se fait par une « revolving door » à l’'américaine, puis on passe entre de longues tentures en velours rouge. Tout dans les tons foncé, de l’'ocre au rouge, fauteuils de velours, et grand escalier en métal pour accéder à l'’étage. La musique est électro-latino-trip-hop. Ca se laisse écouter sans perdre le fil de la conversation… du coup on est resté jusque minuit bien passés.
Mercredi, repos ! Car jeudi je suis partie à Paris travailler toute la journée au siège de Rémy Cointreau, boulevard Haussmann. Avec, à la clé, un rendez-vous le matin avec l’'agence de communication qui a les dossiers de Charles Heidsieck. Ce qui nous a permis, sur le coup de midi, de goûter une bouteille de Blanc des Millénaires 1995, plutôt pas mal, je dois dire…
Le soir, j’ai dîné avec Jean-Baptiste dans un petit restaurant oriental du Marais, où on est allé jusqu'’à s’'empiffrer de loukoums à la fin du repas. Rien que d’'y repenser j’'ai mal au ventre !
Vendredi matin, étant restée dormir à Paris, je me suis envolée de Roissy pour Newark, l’'autre aéroport de New York. Je dis l’'autre, parce que tout le monde a l’i'mpression que c'’est bien plus loin que JFK, non, c'’est juste dans le New Jersey. La seule vraie différence, c’'est à l’'arrivée : les douaniers font le concours du plus désagréable. La douanière-dragon que j'’ai approché m’'aboyait littéralement au visage, j’'étais contente de comprendre son anglais du premier coup… Et tends moi cet index pour empreinte, et enlève moi ces lunettes, approche toi que je te prenne la bouille en photo. Et combien de temps tu restes à NY, et pourquoi y vas-tu, comment connais tu les gens que tu vas voir, montre moi ton billet retour, as-tu déjà travaillé aux US, etc. C’'est pire qu’'un entretien de recrutement… Evidemment, dans ces cas là, on dit juste « je vais voir des amis » et pas « je vais voir mon boyfriend », ce qui aurait le don de leur donner une bonne raison pour me cuisiner une demi heure de plus (montre en main) dans une petite salle bien à l'’écart. Yuk.
Week-end à New York… Epoustouflant, impressionnant, déjà terminé. Comme d’'habitude. 

Petit resto japonais, grand brunch de Pâques, promenades le long de l’'Hudson River jusqu’'à la jetée de la 72ème rue, café entre amis, dîner dans un restaurant turc (Ali Baba, sur la 34ème rue entre la 2ème et la 3ème avenue, très bien). Soirée concert au Groove dans Greenwich Village, concert live. Ciné aussi, « Robots», un film d’'animation à la Monstres et Compagnie. L'’ensemble est assez amusant, le scénario basique, les dialogues sont bons. Mais tout ça a bien du mal à démarrer, on passe un bon 1/4 d’heure au début à de demander où cela va nous mener !
Lundi, sur place, j’ai passé deux entretiens de recrutement. Le premier chez Millissime, l’'entreprise qui est chargée des relations publiques pour le Champagne Nicolas Feuillatte et le Beaujolais, aux USA. Poste à pourvoir de suite (yuk), mais visa complètement à mes frais et salaire de misère. Impression globale mitigée, mais une expérience certaine à acquérir.
Le second ? Chez Sopexa, compagnie française chargée de promouvoir les produits français à l’'étranger. Pour un poste de « Wines of France Ambassador », un CDI/VIE de 9 mois à priori à partir de juillet. Pour promouvoir les vins de France sur les cinq plus gros marchés US : Californie, Floride du Sud, Chicago, Washington et New York. Avec un salaire décent, et l'’ambiance a l'’air top…
Entre temps, en rentrant, j’'ai vérifié mon statut légal, je peux y retourner. J’'attends donc la réponse de Sopexa qui voit plein d’'autres candidats (moi moi moi !) et je croise les doigts.
Rentrée mardi matin, la journée de boulot dans la foulée a été plutôt violente. On fait des miracles avec le « caféine shoot » comme disent les américains ! Mon rendez-vous de 13h30 est passé comme une lettre à la poste, celui de 15h a été plus difficile à suivre.
Je suis rentrée en train à Reims vers 19h, une douche et au lit : le bonheur simple…
12 heures de sommeil plus tard, j’ai repris ma vie de rémoise accomplie. Depuis, je me bats avec Arthus Bertrand sur pas mal de dossiers, et j’'ai la nette impression d’'avoir une chef de produit un peu blonde au bout du fil…
15h : c’est urgent, Virginie, rappelez moi. Ce à quoi la donzelle me dit oui ouiouioui.
18h : après exactement 5 coups de fil de ma part, le 6ème (toujours de ma part) est fructueux et je tombe enfin sur elle, elle a les infos qu’'elle me devait pour 15h30. Harassant.
Mais si tout était merveilleux dans ce bas monde, je me tournerais les pouces en ce moment, non ?

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